{
  "title": "Caen après minuit",
  "brand": "HelloCaen",
  "edition": "Halloween 2026",
  "date": "2026-10-06",
  "version": "2.7.3",
  "status": "Proposition indépendante pour HelloCaen, non validée par la marque.",
  "categories": {
    "history": {
      "label": "Histoire",
      "full": "Histoire documentée",
      "color": "#e9aa66",
      "symbol": "◆",
      "line": "Les archives ont gardé la trace.",
      "description": "Événement étayé par des documents, des travaux historiques ou l’archéologie. Les limites propres au dossier sont précisées."
    },
    "chronicle": {
      "label": "Récits anciens",
      "full": "Récit ancien",
      "color": "#c7a784",
      "symbol": "◈",
      "line": "Une voix ancienne nous le raconte.",
      "description": "Le texte existe. Son auteur transmet un récit dont chaque détail ne peut pas toujours être vérifié."
    },
    "press": {
      "label": "Presse ancienne",
      "full": "Presse ancienne",
      "color": "#c5bacf",
      "symbol": "▤",
      "line": "L’affaire est entrée dans les journaux.",
      "description": "Une publication est attestée ; ce qu’elle rapporte ne devient pas, pour autant, un phénomène prouvé."
    },
    "folklore": {
      "label": "Légendes",
      "full": "Folklore",
      "color": "#bca3ec",
      "symbol": "☾",
      "line": "Ici, la légende prend le relais.",
      "description": "Une histoire circule, ancienne ou récente. Son existence culturelle n’établit pas sa réalité surnaturelle."
    },
    "cemetery": {
      "label": "Cimetières",
      "full": "Patrimoine funéraire",
      "color": "#a9b89e",
      "symbol": "✣",
      "line": "Les pierres parlent sans fantômes.",
      "description": "Un lieu funéraire réel, ses symboles et ses destins. Aucune hantise ajoutée à la documentation."
    },
    "memory": {
      "label": "Mémoire",
      "full": "Mémoire · 1944",
      "color": "#c5cbd5",
      "symbol": "◇",
      "line": "Un temps de recueillement.",
      "description": "Des victimes réelles, une histoire mémorielle. Ce volet reste séparé de la mise en scène d’Halloween."
    }
  },
  "sources": {
    "S01": {
      "id": "S01",
      "titre": "Claude Quétel, Un archétype de l’horreur carcérale : La Tour Chatimoine, Annales de Normandie, 1982, p. 509-532",
      "url": "https://www.persee.fr/doc/annor_0000-0003_1982_hos_1_2_4189",
      "nature": "étude historique",
      "consultation": "Début de l’article et références d’archives consultés ; ne vaut pas dépouillement intégral des 24 pages.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S02": {
      "id": "S02",
      "titre": "Joseph Subra, Les pluies de pierres, L’Écho du merveilleux, 1er juillet 1905, p. 245-246",
      "url": "https://iapsop.com/archive/materials/echo_du_merveilleux/echo_du_merveilleux_v9_n204_1905_jul_1.pdf",
      "nature": "presse ancienne",
      "consultation": "Pages 4 et 5 du PDF lues en fac-similé. Rétrospective citant le Moniteur du Calvados et le numéro du 1er décembre 1897 ; ces originaux de 1897 restent à consulter.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S03": {
      "id": "S03",
      "titre": "Claude Quétel, Histoire très monstrueuse de Lemaire de Clermont, Annales de Normandie, 34/4, 1984, p. 421-430",
      "url": "https://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1984_num_34_4_5587",
      "nature": "étude historique",
      "consultation": "Début de l’étude consulté, comprenant la lettre du 10 mai 1824 et le début du procès de 1825.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S04": {
      "id": "S04",
      "titre": "Le spectacle de l’exécution dans la France d’Ancien Régime, Annales ESC, 1983, p. 844-845",
      "url": "https://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1983_num_38_4_410964?pageId=T1_844",
      "nature": "étude historique",
      "consultation": "Passages relatifs à Corbelet et aux époux Delorme consultés ; ne vaut pas lecture intégrale de l’article.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S05": {
      "id": "S05",
      "titre": "Bénédicte Guillot et Aminte Thomann, Caen, place Saint-Sauveur, fouille de 2011, ADLFI",
      "url": "https://journals.openedition.org/adlfi/120913",
      "nature": "notice archéologique Inrap",
      "consultation": "Notice et résultats préliminaires indexés consultés. Publication parallèle : Archéologie médiévale 42, 2012, p. 188, DOI 10.4000/archeomed.10786.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S06": {
      "id": "S06",
      "titre": "Orderic Vital, Historia ecclesiastica, livre VII, chapitre XVI, traduction anglaise",
      "url": "https://www.melocki.org.uk/ordericus/Book7.html",
      "nature": "chronique médiévale",
      "consultation": "Passage des funérailles consulté. Récit rédigé après les événements, à portée morale ; pas un procès-verbal contemporain.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S07": {
      "id": "S07",
      "titre": "Normandie Tourisme, Guillaume le Conquérant",
      "url": "https://www.normandie-tourisme.fr/decouverte/normandie-medievale/les-grands-personnages-du-moyen-age-en-normandie/guillaume-le-conquerant/",
      "nature": "médiation patrimoniale",
      "consultation": "Notice patrimoniale sur le tombeau et le fémur conservé.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S08": {
      "id": "S08",
      "titre": "Hélène Billat, Histoires d’enfance à l’abbaye aux Dames de Caen, Inventaire de la Région Normandie",
      "url": "https://patrimoine.normandie.fr/actualites/histoires-denfance-labbaye-aux-dames-de-caen-du-couvent-lassistance-publique-xie-xxe",
      "nature": "inventaire patrimonial public",
      "consultation": "Article consulté : dépôt, effectifs, discipline, graffitis et foyer Saint-Louis. Une divergence interne sur le mois d’ouverture en 1812 impose de retenir seulement l’année.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S09": {
      "id": "S09",
      "titre": "Hélène Billat, Dalle funéraire de la reine Mathilde, dossier IM14006118, Inventaire de Normandie",
      "url": "https://inventaire-patrimoine.normandie.fr/dossier/IM14006118",
      "nature": "inventaire patrimonial public",
      "consultation": "Historique détaillé consulté, notamment ouverture de 1959, analyses et réinhumation de 1964 ; les pièces d’archives citées n’ont pas toutes été dépouillées.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S10": {
      "id": "S10",
      "titre": "Amélie Bosquet, La Normandie romanesque et merveilleuse, 1845, « Trahison des bourgeois de Caen »",
      "url": "https://fr.wikisource.org/wiki/La_Normandie_romanesque_et_merveilleuse/Texte_entier",
      "nature": "recueil ancien de traditions et récits",
      "consultation": "Passage du jardin stérile consulté dans la transcription. Source du XIXe siècle pour une histoire placée en 1106.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S11": {
      "id": "S11",
      "titre": "Augustin Calmet, Traité sur les apparitions des esprits, tome II, 1751, chap. XXXIX, p. 180-193",
      "url": "https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_les_apparitions_des_esprits/II/39",
      "nature": "récit ancien d’apparition",
      "consultation": "Chapitre consulté. Calmet reprend l’abbé de Saint-Pierre, qui rapporte un entretien du 7 janvier 1708 avec Bézuel.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S12": {
      "id": "S12",
      "titre": "Caen la mer Tourisme, Légendes et mystères à Caen la mer, 27 octobre 2025",
      "url": "https://www.caenlamer-tourisme.fr/experiences-a-vivre/legendes-et-mysteres-a-caen-la-mer/",
      "nature": "attestation contemporaine de folklore",
      "consultation": "Article consulté. Atteste la diffusion actuelle des récits, pas leur antiquité ni la réalité des manifestations surnaturelles.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S13": {
      "id": "S13",
      "titre": "Comité général et national de Caen, Extrait du procès-verbal relatif à la mort de M. de Belzunce, 1789",
      "url": "https://ia902908.us.archive.org/27/items/extraitduprocsve00caen/extraitduprocsve00caen.pdf",
      "nature": "source contemporaine des événements",
      "consultation": "Passages du rapport consultés, dont château, hôtel de ville et mise à mort. Texte institutionnel défendant aussi la conduite du comité ; source située, non neutre.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S14": {
      "id": "S14",
      "titre": "Ville de Caen, Les dates clés de l’histoire de Caen",
      "url": "https://caen.fr/node/83730",
      "nature": "histoire municipale avec conservateur du château",
      "consultation": "Rubriques 1346, 1562, 1789 et 1812 consultées.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S15": {
      "id": "S15",
      "titre": "Yves Lecouturier, Une révolte de la faim à Caen, compte rendu de Révolte à Caen 1812 de Pierre Coftier et Paul Dartiguenave, 2000",
      "url": "https://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_2000_num_50_2_1258",
      "nature": "compte rendu historique",
      "consultation": "Compte rendu consulté ; l’ouvrage de 1999 et le manuscrit Le Sénécal n’ont pas été intégralement lus.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S16": {
      "id": "S16",
      "titre": "Ville de Caen, Livret de balade Venoix-Beaulieu, édition 2024, p. 16",
      "url": "https://caen.fr/sites/default/files/2025-04/LIVRET%20CAEN%202024-Venoix-Beaulieu.pdf",
      "nature": "patrimoine municipal et photographie de plaque",
      "consultation": "Page 16 lue en fac-similé : cimetière, croix, dernière inhumation et transfert. L’emplacement exact de la plaque reste à relever sur le terrain.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S17": {
      "id": "S17",
      "titre": "Frédéric Deshusses, étude du dossier Pierre Rivière, Carnets de bord, no 9",
      "url": "https://www.unige.ch/sciences-societe/socio/carnets-de-bord/pdf/9_84.pdf",
      "nature": "étude universitaire",
      "consultation": "Début de l’article consulté : grâce, entrée à Beaulieu le 7 mars 1836, décès le 20 octobre 1840 et mémoire de l’accusé.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S18": {
      "id": "S18",
      "titre": "L. Braquehais, Curieuses exécutions en Normandie au Moyen Âge, 1892, transcription dans La Revue des Ressources",
      "url": "https://larevuedesressources.org/curieuses-executions-en-normandie-au-moyen-age-1892,531.html",
      "nature": "érudition ancienne",
      "consultation": "Passage de 1480 consulté ; reprend les Essais historiques de Gervais de La Rue, pas l’acte judiciaire médiéval original.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S19": {
      "id": "S19",
      "titre": "Musée du Bon Pasteur, La congrégation : saint Jean Eudes",
      "url": "https://bonpasteur-musee.org/la-congregation/",
      "nature": "biographie institutionnelle religieuse",
      "consultation": "Notice consultée : peste de 1631 et tonneau à cidre hors de la ville. Géolocalisation précise non donnée.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S20": {
      "id": "S20",
      "titre": "Mathis Delettre, Les fusillés de la prison de Caen : l’enquête se poursuit, Patrimoine Normand, 20-21 septembre 2026",
      "url": "https://patrimoinenormand.com/massacre-nazis-prison-de-caen.html",
      "nature": "presse patrimoniale récente",
      "consultation": "Article consulté : fouilles 2025-2026, fragments et objets, localisation des dépouilles toujours inconnue selon cette publication.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S21": {
      "id": "S21",
      "titre": "Musée de Normandie, Ici repose… À la découverte des cimetières de Caen, patrimoine funéraire 1780-1914",
      "url": "https://musee-de-normandie.caen.fr/sites/mn/files/2020-01/Ici%20repose....pdf",
      "nature": "dossier muséal",
      "consultation": "Texte et planches funéraires consultés, notamment page 6 sur Saint-Nicolas et Saint-Ouen ; pas d’inventaire exhaustif de toutes les tombes.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S22": {
      "id": "S22",
      "titre": "Ville de Caen, Cimetière dormant protestant (Université)",
      "url": "https://caen.fr/annuaire-equipement/cimetiere-dormant-protestant-universite",
      "nature": "notice municipale",
      "consultation": "Notice et adresse consultées.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S23": {
      "id": "S23",
      "titre": "Ville de Caen, Cimetière dormant Saint-Pierre",
      "url": "https://caen.fr/annuaire-equipement/cimetiere-dormant-saint-pierre",
      "nature": "notice municipale",
      "consultation": "Notice consultée : adresse, inscriptions, transfert vers les hauteurs de la Pigacière.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S24": {
      "id": "S24",
      "titre": "Ville de Caen, Cimetière dormant Saint-Ouen",
      "url": "https://caen.fr/annuaire-equipement/cimetiere-dormant-saint-ouen",
      "nature": "notice municipale",
      "consultation": "Notice et adresse consultées.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S25": {
      "id": "S25",
      "titre": "Ville de Caen, Cimetière dormant Saint-Jean",
      "url": "https://caen.fr/annuaire-equipement/cimetiere-dormant-saint-jean",
      "nature": "notice municipale",
      "consultation": "Notice consultée : ancienne carrière, tombe de Pierre Claude Loyal et arbre signalé par la Ville.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S26": {
      "id": "S26",
      "titre": "Caen la mer Tourisme, Le cimetière dormant des Quatre-Nations",
      "url": "https://www.caenlamer-tourisme.fr/patrimoine-culturel/le-cimetiere-dormant-des-quatre-nations/",
      "nature": "notice touristique patrimoniale",
      "consultation": "Notice consultée : quatre paroisses, adresse et présentation du site.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S27": {
      "id": "S27",
      "titre": "Criminocorpus, HUGO : ancien palais de justice de Caen, palais Fontette",
      "url": "https://hugo.criminocorpus.org/fr/lieu/ancien-palais-de-justice-de-caen-palais-fontette/",
      "nature": "recherche sur le patrimoine judiciaire",
      "consultation": "Notice consultée pour situer le palais, ses prisons et la transformation de la rue Bertauld.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S28": {
      "id": "S28",
      "titre": "Archives du Calvados, Série U : justice, 1800-1940",
      "url": "https://archives.calvados.fr/page/serie-u-justice-1800-1940-",
      "nature": "instrument de recherche d’archives",
      "consultation": "Repérage du dossier Pierre Rivière et de sa fiche de signalement, 1835, 2 U/3/412/2 ; cote à reprendre avec l’archiviste.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S29": {
      "id": "S29",
      "titre": "Catalogue collectif de France : manuscrit de Charles Le Sénécal sur la disette de Caen et le jugement du 14 mars 1812",
      "url": "https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark%3A/16871/004D40270030",
      "nature": "catalogue patrimonial",
      "consultation": "Notice bibliographique consultée ; manuscrit non lu, conservé à Bayeux, Les 7 lieux, no 194.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S30": {
      "id": "S30",
      "titre": "Catalogue collectif de France : Extrait du procès-verbal relatif à la mort de M. de Belzunce, 1789",
      "url": "https://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark%3A/16871/00111161680",
      "nature": "catalogue patrimonial",
      "consultation": "Notice d’édition consultée, 59 pages, Caen, G. Le Roy, 1789.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S31": {
      "id": "S31",
      "titre": "Giulia Rainis, « Proceder comme justice et raison le desiroit et requiroit », I Quaderni del Ramo d’Oro on-line, 4, 2011, p. 109, note 35",
      "url": "https://www.qro.unisi.it/frontend/sites/default/files/Proc%C3%A9der_comme_justice.pdf",
      "nature": "étude universitaire",
      "consultation": "Passage renvoyant à Gervais de La Rue, Essais historiques, vol. II, 1842, p. 40-41. Ne remplace pas la consultation de l’acte judiciaire original.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S32": {
      "id": "S32",
      "titre": "Jules Michelet, Histoire de la Révolution française, livre II, chapitre II",
      "url": "https://fr.wikisource.org/wiki/Histoire_de_la_R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise_%28Michelet%29/Livre_II/Chapitre_2",
      "nature": "récit historique du XIXe siècle",
      "consultation": "Version relatant le cœur prétendument mangé. Attestation d’un récit, non validation indépendante de ce détail.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S33": {
      "id": "S33",
      "titre": "Victor Du Bled, Les Aliénés à l’étranger et en France, II, Revue des Deux Mondes, t. 78, 1886, p. 122-167",
      "url": "https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Ali%C3%A9n%C3%A9s_%C3%A0_l%E2%80%99%C3%A9tranger_et_en_France/02",
      "nature": "récit historique du XIXe siècle",
      "consultation": "Passage sur l’inspection de 1766 et l’homme enfermé dix-sept ans après le vol d’une tasse. Témoignage rétrospectif ; identité non établie.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S34": {
      "id": "S34",
      "titre": "Luc Bourgeois, Caen (Calvados). Le château, Archéologie médiévale, 51, 2021, p. 273-274",
      "url": "https://journals.openedition.org/archeomed/40918",
      "nature": "notice archéologique",
      "consultation": "Compte rendu des recherches de 2020 : galerie défensive et relevé des graffiti. Texte indexé consulté ; le site peut présenter une protection antibot.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S35": {
      "id": "S35",
      "titre": "Bibliothèque nationale de France, notice de L’Écho du merveilleux",
      "url": "https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb327622395",
      "nature": "catalogue bibliographique",
      "consultation": "Identification de la collection ; ce catalogue ne vaut pas lecture du numéro de décembre 1897.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S36": {
      "id": "S36",
      "titre": "Médiathèques Lisieux Normandie, Léon Braquehais : Curieuses exécutions en Normandie au Moyen Âge",
      "url": "https://www.mediatheques-lisieuxnormandie.fr/node/5107651",
      "nature": "transcription patrimoniale",
      "consultation": "Texte de 1892 : conflit de juridiction à Saint-Gilles en 1480. Le sort final du porc n’est pas établi par le passage retenu.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    },
    "S37": {
      "id": "S37",
      "titre": "Cotman et Dawson Turner, Architectural Antiquities of Normandy, 1822",
      "url": "https://www.gutenberg.org/files/30172/old/30172-h/30172-h.htm",
      "nature": "ouvrage ancien",
      "consultation": "Autre transmission érudite de l’affaire de Saint-Gilles et de la femme brûlée. Ne fournit pas ici une identité ou une date assurée du bûcher.",
      "consulte_le": "2026-10-06"
    }
  },
  "places": [
    {
      "id": "chatimoine",
      "name": "Secteur de Chatimoine",
      "lat": 49.182778,
      "lon": -0.371111,
      "address": "Rue Bertauld · ancienne enceinte",
      "precision": "zone",
      "note": "Emprise ancienne non recalée. Ce point situe le secteur de la tour, pas une entrée de cachot. Le jardin maudit utilise ce secteur comme repère narratif, non comme parcelle identifiée.",
      "source": "https://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_Chastimoine",
      "number": 1
    },
    {
      "id": "croisiers",
      "name": "Rue des Croisiers",
      "lat": 49.184856,
      "lon": -0.365287,
      "address": "Rue des Croisiers",
      "precision": "zone",
      "note": "Repère de rue associé aux témoignages. Aucun numéro de maison n’est désigné comme lieu du crime.",
      "source": "https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Caen_rue_croisiers.JPG",
      "number": 2
    },
    {
      "id": "sauveur",
      "name": "Place Saint-Sauveur",
      "lat": 49.182778,
      "lon": -0.369167,
      "address": "Place Saint-Sauveur · Vieux Saint-Sauveur",
      "precision": "site",
      "note": "Repère de place, et non emplacement exact de chaque sépulture ou échafaud. Le cimetière fouillé est au Vieux Saint-Sauveur de cette place.",
      "source": "https://fr.wikipedia.org/wiki/Place_Saint-Sauveur",
      "number": 3
    },
    {
      "id": "hommes",
      "name": "Abbaye aux Hommes",
      "lat": 49.1812243,
      "lon": -0.3726487,
      "address": "Esplanade Jean-Marie-Louvel",
      "precision": "site",
      "note": "Point d’accueil du site de l’abbaye ; le tombeau est dans l’abbatiale. Accès intérieur selon ouverture.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/2272236-abbaye-aux-hommes",
      "number": 4
    },
    {
      "id": "dames",
      "name": "Abbaye aux Dames",
      "lat": 49.186944,
      "lon": -0.3525,
      "address": "Place Reine-Mathilde",
      "precision": "site",
      "note": "Repère du complexe abbatial. Ne donne aucun accès aux cachots ni aux espaces fermés.",
      "source": "https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_aux_Dames_de_Caen",
      "number": 5
    },
    {
      "id": "escoville",
      "name": "Hôtel d’Escoville · Saint-Pierre",
      "lat": 49.1836692,
      "lon": -0.3613743,
      "address": "Place Saint-Pierre",
      "precision": "site",
      "note": "Point du site d’Escoville. Pour Belzunce : repère du secteur de l’ancien hôtel de ville, pas emplacement exact de sa mort.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/4835047-hotel-d-escoville",
      "number": 6
    },
    {
      "id": "vieux",
      "name": "Saint-Étienne-le-Vieux",
      "lat": 49.1813,
      "lon": -0.3694139,
      "address": "Rue Arcisse-de-Caumont",
      "precision": "site",
      "note": "Repère de l’église. L’accessibilité intérieure doit être vérifiée ; une légende ne constitue pas un droit d’entrée.",
      "source": "https://www.wikidata.org/wiki/Q3584730",
      "number": 7
    },
    {
      "id": "chateau",
      "name": "Château de Caen",
      "lat": 49.1864815,
      "lon": -0.3626538,
      "address": "Enceinte du château",
      "precision": "site",
      "note": "Repère général. Les cellules, la galerie et la barbacane ne sont pas localisées comme accès libres. Pour 1346, le marqueur est un repère narratif de la ville médiévale.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/289349-chateau-de-caen",
      "number": 8
    },
    {
      "id": "beaulieu",
      "name": "Beaulieu · la prison",
      "lat": 49.1857,
      "lon": -0.401741,
      "address": "Secteur de la Maladrerie",
      "precision": "repere",
      "note": "Repère de la prison pour Rivière. Pour l’ancien cimetière : point de contexte seulement, pas son emprise exacte ni une sépulture en place. Ne pas entrer sur un site pénitentiaire.",
      "source": "https://www.wikidata.org/wiki/Q2945992",
      "number": 9
    },
    {
      "id": "gilles",
      "name": "Saint-Gilles",
      "lat": 49.1866,
      "lon": -0.3547528,
      "address": "Ancienne église Saint-Gilles",
      "precision": "repere",
      "note": "Le litige de 1480 concerne la paroisse. Les vestiges de l’église servent de repère, sans situer la maison du drame.",
      "source": "https://www.wikidata.org/wiki/Q3581709",
      "number": 10
    },
    {
      "id": "memoire",
      "name": "Ancienne maison d’arrêt",
      "lat": 49.182348,
      "lon": -0.391589,
      "address": "Rue du Général-Duparge",
      "precision": "site",
      "note": "Repère de la plaque commémorative depuis l’espace public. Les lieux de détention et de fouille ne sont pas un parcours libre.",
      "source": "https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Plaque_M%C3%A9moire_Prisonniers_Fusill%C3%A9s_6_Juin_1944_Maison_Arr%C3%AAt_-_Caen_(FR14)_-_2021-11-13_-_1.jpg",
      "number": 11
    },
    {
      "id": "nicolas",
      "name": "Cimetière Saint-Nicolas",
      "lat": 49.1840059,
      "lon": -0.3755028,
      "address": "Rue Saint-Nicolas",
      "precision": "site",
      "note": "Point du site de l’église et du cimetière, pas d’une tombe individuelle. Vérifier les ouvertures et restrictions.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/en/point-interet/3015764-eglise-saint-nicolas",
      "number": 12
    },
    {
      "id": "nations",
      "name": "Cimetière des Quatre-Nations",
      "lat": 49.186732,
      "lon": -0.369657,
      "address": "9 rue Desmoueux",
      "precision": "site",
      "note": "Point touristique du cimetière. Les grilles peuvent être fermées.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/4835397-cimetiere-dormant-des-quatre-nations",
      "number": 13
    },
    {
      "id": "pierre",
      "name": "Cimetière Saint-Pierre",
      "lat": 49.189283,
      "lon": -0.358829,
      "address": "26 rue du Doyen-Morière",
      "precision": "site",
      "note": "Ne pas confondre avec l’église Saint-Pierre du centre-ville. Vérifier les ouvertures.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/4835398-cimetiere-dormant-saint-pierre",
      "number": 14
    },
    {
      "id": "protestant",
      "name": "Cimetière protestant",
      "lat": 49.1898295,
      "lon": -0.3658282,
      "address": "Rue du Magasin-à-Poudre",
      "precision": "site",
      "note": "Repère touristique, sans localisation individuelle de la tombe de Brummell. Vérifier les ouvertures et restrictions.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/4835396-cimetiere-dormant-protestant",
      "number": 15
    },
    {
      "id": "ouen",
      "name": "Cimetière Saint-Ouen",
      "lat": 49.1772782,
      "lon": -0.3768067,
      "address": "Rue Saint-Ouen",
      "precision": "site",
      "note": "La fiche touristique consultée indique « fermé ». Découverte depuis l’espace public seulement, sauf réouverture confirmée.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/4835399-cimetiere-dormant-saint-ouen",
      "number": 16
    },
    {
      "id": "jean",
      "name": "Cimetière Saint-Jean",
      "lat": 49.174045,
      "lon": -0.3511282,
      "address": "16 rue de Canchy",
      "precision": "site",
      "note": "Repère du cimetière, non de la sépulture individuelle. L’arbre décrit n’a pas été contrôlé sur place.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/fr/point-interet/4835395-cimetiere-dormant-saint-jean",
      "number": 17
    },
    {
      "id": "montmorency",
      "number": 18,
      "name": "Rue Montmorency",
      "lat": 49.187007,
      "lon": -0.337476,
      "address": "Rue Montmorency · secteur de la rue actuelle",
      "precision": "zone",
      "note": "Le récit nomme la rue Montmorency. Le repère situe la rue actuelle ; la correspondance du numéro de 1897 avec une maison d’aujourd’hui reste inconnue.",
      "source": "https://data.geopf.fr/geocodage/search?q=Rue+Montmorency+Caen&limit=3"
    },
    {
      "id": "orne",
      "number": 19,
      "name": "Les quais de l’Orne",
      "lat": 49.177918,
      "lon": -0.351561,
      "address": "Quai Amiral-Hamelin",
      "precision": "repere",
      "note": "Le quai sert de repère pour ce récit lié à la rivière de Caen. Le lieu de la noyade reste inconnu ; l’apparition est racontée à Valognes.",
      "source": "https://data.geopf.fr/geocodage/search?q=Quai+Amiral+Hamelin+Caen&limit=3"
    },
    {
      "id": "cote-nacre",
      "number": 20,
      "name": "Secteur Côte de Nacre",
      "lat": 49.210976,
      "lon": -0.3621,
      "address": "Station Côte de Nacre · direction Douvres",
      "precision": "zone",
      "note": "Le récit touristique situe la légende dans le secteur de la Côte de Nacre, vers Douvres. La station de tramway sert ici de repère de secteur, sans désigner le lieu exact d’une rencontre.",
      "source": "https://www.caenlamer-tourisme.fr/experiences-a-vivre/legendes-et-mysteres-a-caen-la-mer/",
      "coordinateSource": "https://data.geopf.fr/geocodage/search?q=Rond-point+de+la+Cote+de+Nacre+Caen&index=poi&limit=3"
    },
    {
      "id": "eudes",
      "number": 21,
      "name": "Place de la République",
      "lat": 49.1808618,
      "lon": -0.3646946,
      "address": "Ancien séminaire des Eudistes",
      "precision": "repere",
      "note": "La place est liée à Jean Eudes par son ancien séminaire, postérieur à l’épidémie. Elle permet de retrouver son histoire dans Caen ; le tonneau de 1631 n’est pas localisé ici.",
      "source": "https://musee-de-normandie.caen.fr/sites/mn/files/2024-06/Dossier_pedagogique-expo-de_la_place_royale_a_la_place_de_la_republique_MDN2024.pdf",
      "coordinateSource": "https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9minaire_des_Eudistes_de_Caen"
    },
    {
      "id": "vallee-jardins",
      "number": 22,
      "name": "Vallée des Jardins",
      "lat": 49.196854,
      "lon": -0.370548,
      "address": "Vallée des Jardins · Caen",
      "precision": "evocation",
      "note": "Lieu de lecture choisi pour ses arbres et ses chemins. Le Varou appartient au folklore normand : aucune rencontre dans ce parc n’est attestée par le dossier.",
      "source": "https://caen.fr/annuaire-equipement/vallee-des-jardins",
      "coordinateSource": "https://data.geopf.fr/geocodage/search?q=Vallee+des+Jardins+Caen&index=poi&limit=3"
    },
    {
      "id": "prairie",
      "number": 23,
      "name": "La Prairie",
      "lat": 49.1751239,
      "lon": -0.3713937,
      "address": "Départ du sentier nature · avenue Albert-Sorel",
      "precision": "evocation",
      "note": "Les chemins de la Prairie servent de décor de lecture à la chasse imaginaire. Ce choix d’ambiance ne situe pas un événement historique ni une apparition de la Piterne.",
      "source": "https://www.cirkwi.com/fr/circuit/1114652-sentier-nature-de-caen-terre-et-mer"
    }
  ],
  "stories": [
    {
      "id": "CH-01",
      "number": 1,
      "title": "La tour qui gardait les oubliés",
      "place": "chatimoine",
      "category": "history",
      "year": 1766,
      "date": "XVIIe–XVIIIe siècles",
      "art": "tower",
      "intro": "À Chatimoine, ceux qui franchissaient la porte pouvaient rester enfermés des années, tandis que Caen poursuivait sa vie de l’autre côté des murs.",
      "paragraphs": [
        "Il y avait, dans les anciennes fortifications de Caen, une tour où l’on envoyait ceux dont on ne savait que faire. On les disait dangereux, on les déclarait fous, ou l’on décidait simplement qu’ils n’avaient plus leur place parmi les autres. À Chatimoine, ces mots suffisaient à séparer une vie de tout ce qui l’avait précédée : une fois la porte franchie, il fallait attendre qu’un autre consente à la rouvrir.",
        "Autour de la tour, la ville continuait de travailler, de commercer et de grandir. Les mêmes rues ramenaient chaque soir les habitants chez eux, tandis qu’à quelques pas des maisons, des prisonniers voyaient les jours se confondre. Les murailles qui avaient défendu Caen abritaient désormais un enfermement assez proche pour appartenir au quotidien, assez bien clos pour qu’on puisse l’oublier.",
        "De ces cachots, on fit des descriptions terribles. On racontait que l’eau envahissait les cellules, que des femmes y demeuraient sans vêtements et que des reptiles se glissaient auprès des détenus. À mesure que ces récits circulaient, le nom de Chatimoine prenait une résonance sinistre ; il évoquait moins une prison qu’un endroit où des êtres humains pouvaient disparaître sans avoir quitté la ville.",
        "La tour a fini par disparaître à son tour. Ses prisonniers n’ont plus de fenêtre derrière laquelle on pourrait imaginer leur attente, plus de porte devant laquelle s’arrêter. Il reste pourtant quelque chose d’accablant à parcourir ce quartier en songeant qu’ici, autrefois, la liberté se trouvait à quelques mètres et pouvait demeurer inaccessible pendant des années."
      ],
      "uncertainty": "Les cachots sont documentés, mais leurs descriptions les plus spectaculaires nous arrivent par plusieurs auteurs. L’ouverture de l’étude de Claude Quétel cite Michelet : tous ces détails ne sont donc pas des constats directs de l’historien.",
      "sources": [
        "S01",
        "S27"
      ],
      "location": "Secteur de Chatimoine",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-01.webp",
      "documentaryNote": [
        "La tour Chatimoine, également appelée Chastimoine, appartenait aux anciennes fortifications de Caen. Elle a servi à enfermer des personnes tenues pour folles, dangereuses ou indésirables. Claude Quétel a étudié ses archives et la manière dont elle est devenue un symbole de l’horreur carcérale.",
        "Le récit a pris une autre ampleur chez les historiens du XIXe siècle. Les images célèbres de cellules inondées, de femmes dénudées et de reptiles doivent être lues comme des descriptions transmises puis examinées, non comme des observations que nous aurions vérifiées une à une. L’enfermement et la violence institutionnelle n’ont, eux, pas besoin d’une apparition pour être terrifiants."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-02",
      "number": 2,
      "title": "La maison sous une pluie de pierres",
      "place": "montmorency",
      "category": "press",
      "year": 1897,
      "date": "Novembre 1897",
      "art": "stones",
      "intro": "Rue Montmorency, une pluie de pierres s’abat sur la maison des Mouillard, sous les yeux de curieux qui ne parviennent jamais à surprendre le lanceur.",
      "paragraphs": [
        "Au mois de novembre 1897, une étrange affaire vint troubler la rue Montmorency. Les époux Mouillard affirmaient que leur maison était la cible de projectiles : des pierres, mais aussi des mottes de terre, venaient frapper la façade et briser les vitres. À première vue, il devait s’agir d’un voisin malveillant ou de quelque mauvais plaisant qu’une surveillance attentive finirait par démasquer.",
        "Les curieux se déplacèrent, des policiers vinrent observer les lieux, et la domestique, Lehouen, se trouva mêlée à l’agitation qui entourait ses employeurs. Pourtant, à en croire l’affaire telle qu’elle fut racontée, les regards rassemblés devant la maison ne réussirent jamais à saisir le geste attendu. On voyait les effets de l’attaque ; celui qui l’accomplissait se dérobait toujours.",
        "Puis il fut question de cloches et de bruits de pas. Les fenêtres cassées n’étaient plus les seuls motifs d’inquiétude, car ces sons semblaient donner une présence à l’ennemi invisible. La maison attirait d’autant plus de monde qu’elle devenait moins compréhensible, et ceux qui venaient y chercher une explication repartaient avec une histoire à raconter.",
        "Pour les Mouillard, il restait cependant à y vivre. Les spectateurs pouvaient rentrer chez eux lorsque l’attente les lassait ; eux demeuraient sous le toit que l’on regardait depuis la rue. L’affaire ne nous a pas laissé de dénouement certain, seulement cette demeure aux vitres brisées et, autour d’elle, tous ces yeux ouverts qui n’avaient rien vu venir."
      ],
      "uncertainty": "Nous disposons de l’article de 1905, pas des deux publications de 1897 auxquelles il renvoie. L’origine des pierres n’est pas établie par ce document. L’ancienne numérotation de la rue reste à reconstituer : aucune habitation actuelle n’est désignée.",
      "sources": [
        "S02",
        "S35"
      ],
      "location": "Rue Montmorency · repère de rue",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-02.webp",
      "documentaryNote": [
        "En 1905, L’Écho du merveilleux reprend une affaire située à Caen en novembre 1897. Au 24 de la rue Montmorency de l’époque, la maison des époux Mouillard aurait subi des jets de pierres et de mottes de terre, avec des vitres brisées. Le texte parle de leur domestique Lehouen, de curieux et de policiers venus observer les lieux.",
        "La reprise attribue aux témoins des bruits de cloches et de pas, sans auteur identifié des jets. Elle renvoie au Moniteur du Calvados et à L’Écho du merveilleux du 1er décembre 1897. Ce que l’on possède ici est une publication ancienne sur un phénomène allégué, pas une enquête de police consultée ni la preuve d’une maison hantée."
      ],
      "mapLabel": "Repère de secteur",
      "mapNote": "Le récit nomme la rue Montmorency. Le repère situe la rue actuelle ; la correspondance du numéro de 1897 avec une maison d’aujourd’hui reste inconnue."
    },
    {
      "id": "CH-03",
      "number": 3,
      "title": "La disparition de la rue des Croisiers",
      "place": "croisiers",
      "category": "history",
      "year": 1824,
      "date": "1824–1825",
      "art": "alley",
      "intro": "L’absence d’une marchande inquiète la rue des Croisiers, jusqu’à ce que la découverte de plusieurs corps étende la peur à toute la ville.",
      "paragraphs": [
        "Au printemps 1824, les habitants de la rue des Croisiers commencèrent à s’inquiéter de ne plus voir Mlle Thouroude. La marchande fripière avait disparu, et son absence durait assez pour que, le 10 mai, une lettre en avertisse la police. Dans cette rue où l’on connaissait les habitudes des voisins, il devenait difficile de croire à une simple interruption de la vie ordinaire.",
        "La découverte de son corps donna à cette inquiétude une réponse terrible. Puis l’été apporta d’autres morts, retrouvés à Caen et dans les environs, si bien que l’affaire déborda bientôt le quartier où elle avait commencé. Chaque nouvelle découverte ravivait la précédente ; la peur ne se fixait plus sur une seule maison ni sur une seule disparition.",
        "Lemaire de Clermont se retrouva au centre de l’affaire. Lorsque son procès s’ouvrit, le 7 mars 1825, le public se pressait très tôt au palais de justice, attiré par ce nom autour duquel s’étaient accumulés tant de récits. Des mois durant, les habitants avaient appris les événements par morceaux ; ils allaient enfin entendre les accusations réunies devant eux.",
        "Avant la foule du procès et le retentissement de l’affaire, il y avait eu cette absence dans la rue des Croisiers, presque semblable à tant d’autres. Une femme que l’on ne croisait plus, des habitudes interrompues, puis une inquiétude assez forte pour prendre la forme d’une lettre. Lorsque les autres corps furent découverts, ce premier silence avait déjà envahi la ville."
      ],
      "uncertainty": "La lettre situe l’inquiétude du voisinage rue des Croisiers. Elle ne suffit pas à désigner une maison actuelle comme scène du crime.",
      "sources": [
        "S03",
        "S27"
      ],
      "location": "Rue des Croisiers",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-03.webp",
      "documentaryNote": [
        "L’étude de Claude Quétel sur Lemaire de Clermont rapporte la disparition de Mlle Thouroude, marchande fripière, et une lettre du 10 mai 1824 signalant à la police l’inquiétude des habitants de la rue des Croisiers. La découverte de son corps, puis d’autres cadavres pendant l’été, nourrit une peur collective à Caen et dans les environs.",
        "Le procès s’ouvre le 7 mars 1825 devant un public qui se presse très tôt au palais de justice. La rue des Croisiers constitue un repère dans l’enquête et les témoignages : elle ne permet pas, à elle seule, de désigner une habitation actuelle comme la maison du meurtre."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-04",
      "number": 4,
      "title": "Une place pour regarder mourir",
      "place": "sauveur",
      "category": "history",
      "year": 1760,
      "date": "22 mars 1760",
      "art": "wheel",
      "intro": "Le 22 mars 1760, la place Saint-Sauveur se remplit de spectateurs venus assister au supplice de Jean Corbelet.",
      "paragraphs": [
        "Lorsque Jean Corbelet fut conduit place Saint-Sauveur, le 22 mars 1760, la mort qui l’attendait avait déjà été réglée dans ses moindres dispositions. Ce grenadier royal, condamné pour avoir tué un camarade, devait subir le supplice de la roue, puis rester exposé pendant une heure. La sentence lui retirait jusqu’au dernier refuge qu’aurait pu offrir l’éloignement des regards.",
        "La foule avait fait le déplacement. Parmi les spectateurs se trouvaient des mères venues avec leurs enfants, si bien que la place réunissait, autour d’un homme promis au supplice, une partie de la vie familière de Caen. On avait quitté sa maison pour rejoindre ce rassemblement, comme on se rendait à un événement dont on ne voulait pas manquer le déroulement.",
        "Après le supplice, l’heure d’exposition devait encore s’écouler. Ceux qui regardaient pouvaient s’éloigner, retrouver une rue connue et reprendre leurs occupations, tandis que le corps du condamné demeurait à la disposition de la cérémonie. Il fallait que la peine reste visible, qu’elle occupe la place assez longtemps pour être vue de tous.",
        "Saint-Sauveur a depuis longtemps retrouvé ses rendez-vous et ses terrasses. Sous les mêmes façades, le mouvement des passants a recouvert celui de cette foule, mais il suffit de replacer la roue au milieu de la place pour que l’espace familier se resserre autour d’un homme qui n’en repartira pas."
      ],
      "uncertainty": "Le supplice et la foule nous parviennent par un récit étudié par les historiens. Cette fiche ne prête au condamné aucune parole ni aucun dernier geste qui ne soient documentés.",
      "sources": [
        "S04"
      ],
      "location": "Place Saint-Sauveur",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-04.webp",
      "documentaryNote": [
        "Le 22 mars 1760, Jean Corbelet, grenadier royal condamné pour avoir tué un camarade, est conduit place Saint-Sauveur. Sa sentence prévoit le supplice de la roue, puis une heure d’exposition.",
        "Une étude sur le spectacle des exécutions publiques décrit l’affluence et rapporte la présence d’enfants amenés par leurs mères. La violence n’est pas cachée : elle est montrée, au milieu de la ville. Les détails transmis par les récits historiques ne doivent pas être confondus avec un enregistrement direct de la scène."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-05",
      "number": 5,
      "title": "La foule exige son échafaud",
      "place": "sauveur",
      "category": "history",
      "year": 1792,
      "date": "Novembre 1792",
      "art": "scaffold",
      "intro": "En novembre 1792, les préparatifs de l’exécution des époux Delorme paraissent trop longs à la foule massée place Saint-Sauveur.",
      "paragraphs": [
        "En novembre 1792, les époux Delorme devaient être exécutés à Caen pour le meurtre de leur voisin. Place Saint-Sauveur, la foule s’était rassemblée avant que la guillotine soit prête, occupant les lieux d’une impatience qui allait bientôt se retourner contre celui chargé d’accomplir la sentence.",
        "Le bourreau devait monter la machine, mais on le pressait d’aller plus vite. À mesure que les préparatifs se prolongeaient, les spectateurs réclamaient l’exécution avec une insistance que l’approche de deux morts ne semblait pas retenir. Ils étaient venus pour voir tomber la lame et supportaient mal que quelque chose les en sépare encore.",
        "Les Delorme avaient été condamnés par la justice ; autour de l’échafaud, une autre volonté prenait corps. Elle n’avait plus besoin de discuter les faits ni de prononcer la peine, puisqu’elle ne demandait que son accomplissement. Le meurtre d’un voisin avait conduit deux personnes jusqu’à cette place, où des inconnus attendaient maintenant qu’on les tue.",
        "Dans le souvenir de cette exécution, la silhouette de la guillotine attire d’abord le regard. Puis on entend presque l’impatience qui l’a précédée, cette foule pour laquelle les gestes du bourreau étaient encore trop lents. Avant d’être un spectacle de mort, Saint-Sauveur avait été le lieu où l’on en réclamait le commencement."
      ],
      "uncertainty": "La pression de la foule appartient à cette histoire. Elle ne doit pas être confondue avec le déroulement d’une procédure judiciaire ordinaire.",
      "sources": [
        "S04"
      ],
      "location": "Place Saint-Sauveur",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-05.webp",
      "documentaryNote": [
        "En novembre 1792, l’exécution des époux Delorme, condamnés pour le meurtre de leur voisin, suscite une mobilisation populaire à Caen. Le récit étudié par les historiens décrit une foule pressant le bourreau de monter la guillotine et d’accomplir la sentence.",
        "Cette scène appartient à l’histoire de la justice publique et des attentes de la foule. Elle ne doit pas être confondue avec l’exécution de Corbelet en 1760 : même place, mais autre époque, autre instrument et autre épisode."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-06",
      "number": 6,
      "title": "Les enfants sous les pavés",
      "place": "sauveur",
      "category": "history",
      "year": 1600,
      "date": "XVIe–XVIIe siècles",
      "art": "smalltombs",
      "intro": "Sous les pavés de Saint-Sauveur, les fouilles ont retrouvé un cimetière presque entièrement peuplé d’enfants.",
      "paragraphs": [
        "Lorsque les archéologues ouvrirent le sol devant le Vieux Saint-Sauveur, en 2011, les pavés laissèrent apparaître les vestiges d’un cimetière oublié. Environ une centaine de sépultures occupaient cet espace que les passants traversaient sans en soupçonner l’histoire, et presque toutes avaient reçu des enfants, souvent morts très jeunes.",
        "Ils avaient été enterrés là aux XVIe et XVIIe siècles, avant que d’autres usages ne viennent recouvrir le lieu de leur repos. Certains os portaient les traces de carences qui avaient entravé leur croissance ; derrière les contours des petites tombes se dessinaient ainsi des enfances fragiles, auxquelles le corps n’avait pas toujours donné la possibilité de grandir.",
        "Les sépultures ne livrent pas une catastrophe unique que l’on pourrait raconter du début à la fin. Elles font revenir des existences distinctes, des enfants que leurs proches avaient accompagnés jusqu’ici, puis laissés sous la terre. Le temps avait rapproché leurs tombes au point d’en effacer le souvenir à la surface, tandis que la place continuait d’accueillir les vivants.",
        "Depuis les fouilles, le regard ne peut plus tout à fait retrouver l’innocence du sol. Là où l’on ne voyait qu’un passage entre les maisons et l’église, il faut désormais imaginer cette multitude de petites places réservées à ceux qui n’auraient jamais l’âge de traverser Saint-Sauveur seuls."
      ],
      "uncertainty": "Les résultats archéologiques cités sont préliminaires. Ils révèlent un espace funéraire, pas la preuve d’un sacrifice, d’un massacre ou d’une épidémie unique.",
      "sources": [
        "S05"
      ],
      "location": "Place Saint-Sauveur",
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      "minutes": 1,
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      "documentaryNote": [
        "Les fouilles menées en 2011 devant le Vieux Saint-Sauveur ont mis au jour environ une centaine de sépultures de l’époque moderne, principalement des XVIe et XVIIe siècles. L’ensemble comprend presque exclusivement des enfants, pour beaucoup très jeunes.",
        "Les observations archéologiques signalent notamment des lésions compatibles avec des carences, dont le rachitisme et probablement le scorbut. Ces tombes ne démontrent ni un sacrifice, ni un massacre, ni une seule épidémie. Elles documentent un espace funéraire et les conditions d’existence d’enfants auxquels il faut rendre leur humanité."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-07",
      "number": 7,
      "title": "Les funérailles impossibles du Conquérant",
      "place": "hommes",
      "category": "chronicle",
      "year": 1087,
      "date": "1087",
      "art": "sarcophagus",
      "intro": "Le corps de Guillaume revient à l’abbaye qu’il a fondée, mais le tombeau préparé pour le Conquérant se révèle trop étroit.",
      "paragraphs": [
        "En 1087, le corps de Guillaume le Conquérant fut ramené à Caen pour être enseveli dans l’abbaye qu’il avait fondée. Après les terres conquises et les armées commandées, il ne restait plus à lui accorder qu’une place sous la pierre. La cérémonie devait refermer dignement une vie qui avait changé le destin de deux royaumes.",
        "La chronique des funérailles raconte pourtant qu’au moment de l’inhumation, le corps gonflé ne put entrer dans le sarcophage. Ceux qui en avaient la charge essayèrent de l’y faire tenir malgré tout, insistant contre la résistance de la dépouille et l’étroitesse du tombeau. Le roi demeurait devant sa dernière demeure, incapable d’y trouver place.",
        "À force de pousser, rapporte le récit, l’abdomen se déchira. Une odeur insupportable se répandit alors dans l’église, traversant les aromates avec lesquels on avait tenté de préserver la solennité des funérailles. La cérémonie entière se trouvait ramenée à ce corps que personne ne parvenait plus à soustraire aux lois ordinaires de la mort.",
        "Le Conquérant avait obtenu de son vivant que des villes lui ouvrent leurs portes. Dans cette terrible histoire de son retour à Caen, il ne pouvait même plus franchir le bord de sa tombe sans que tout ce qui entourait sa grandeur se défasse avec lui."
      ],
      "uncertainty": "La voix qui raconte est celle d’Orderic Vital. Son récit médiéval a une portée morale ; il ne permet pas de vérifier chaque détail de la scène comme on le ferait avec une observation médico-légale.",
      "sources": [
        "S06"
      ],
      "location": "Abbaye aux Hommes",
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      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-07.webp",
      "documentaryNote": [
        "Guillaume le Conquérant meurt en 1087. Son corps est conduit à Caen pour être enterré dans l’abbaye qu’il a fondée. Orderic Vital raconte que le sarcophage est trop étroit et que ceux qui procèdent à l’inhumation tentent d’y faire entrer de force le corps gonflé.",
        "Selon cette chronique, l’abdomen se déchire et une odeur insupportable trouble la cérémonie, malgré les aromates. L’auteur transmet une scène saisissante, mais aussi une leçon morale sur la fin des puissants. Ce texte médiéval n’est ni un rapport médico-légal, ni la garantie que chaque détail s’est produit tel qu’il le raconte."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-08",
      "number": 8,
      "title": "Un royaume, puis un seul os",
      "place": "hommes",
      "category": "history",
      "year": 1562,
      "date": "1562",
      "art": "bone",
      "intro": "Près de cinq siècles après ses funérailles, les troubles religieux arrachent à Guillaume le repos de son tombeau.",
      "paragraphs": [
        "Pendant près de cinq siècles, Guillaume avait reposé dans l’abbaye qui gardait son nom et son souvenir. Puis les troubles religieux de 1562 atteignirent l’Abbaye aux Hommes, et la violence des vivants se porta jusque sur sa sépulture. Le tombeau fut profané, les restes du roi dispersés, comme si la mort ne l’avait pas encore assez dépouillé.",
        "Les ossements quittèrent alors la place qu’on leur avait donnée pour entrer dans une histoire de destructions et de déplacements dont toutes les étapes ne nous sont pas parvenues. À mesure que les restes se séparaient, il devenait plus difficile de réunir ce qui avait été un seul corps, celui d’un homme dont le pouvoir s’était étendu des deux côtés de la Manche.",
        "Dans la sépulture actuelle, un fémur est attribué au Conquérant. Son nom demeure immense, attaché à l’abbaye, à la ville et aux livres qui racontent son règne, tandis que sa présence matérielle tient à cet os dont l’histoire conserve une part d’incertitude.",
        "On vient devant le tombeau pour retrouver Guillaume, et l’on rencontre aussi ceux qui, longtemps après sa mort, ont refusé de le laisser en paix. Sous la pierre, le roi occupe désormais bien moins d’espace que le souvenir des violences faites à sa dépouille."
      ],
      "uncertainty": "L’os est attribué à Guillaume, sans authentification génétique établie ici. La dispersion des ossements et la scène des funérailles appartiennent à deux moments très éloignés de l’histoire du tombeau.",
      "sources": [
        "S07",
        "S14"
      ],
      "location": "Abbaye aux Hommes",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-08.webp",
      "documentaryNote": [
        "Lors des troubles religieux de 1562, le tombeau de Guillaume à l’Abbaye aux Hommes est profané et ses restes dispersés. La présentation patrimoniale actuelle évoque un fémur attribué au Conquérant, conservé dans sa sépulture.",
        "Ce reste ne permet pas de reconstituer sans discussion le destin de tous les ossements. L’expression « attribué à Guillaume » compte : l’histoire des transferts et des destructions n’est pas une identification génétique incontestable. Cette fiche raconte une profanation, non une malédiction démontrée."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-09",
      "number": 9,
      "title": "Les enfants derrière les portes de l’abbaye",
      "place": "dames",
      "category": "history",
      "year": 1812,
      "date": "À partir de 1812",
      "art": "cells",
      "intro": "À l’Abbaye aux Dames, le dépôt de mendicité enferme une population presque entièrement composée d’enfants.",
      "paragraphs": [
        "En 1817, derrière les façades de l’Abbaye aux Dames, vivaient 221 pensionnaires dont 197 n’avaient pas seize ans. Le dépôt de mendicité avait ouvert cinq années auparavant dans les anciens bâtiments religieux ; il avait fait entrer, sous ces grandes voûtes, une population pour laquelle l’enfance se déroulerait entre le travail imposé, les punitions et la surveillance.",
        "L’institution mêlait l’assistance à la contrainte. Ceux qu’elle prenait en charge ne disposaient pas librement de leurs journées, et les cachots donnaient aux sanctions une réalité que la beauté de l’abbaye ne permet pas de deviner. À l’intérieur de ces murs, une porte pouvait séparer les pensionnaires du dehors, puis une autre les isoler de leurs compagnons.",
        "Les chiffres gardent la mesure de ce que l’architecture dissimule : presque tous étaient des enfants. Pour se représenter les lieux tels qu’ils les connaissaient, il faut abaisser le regard, rendre aux seuils leur hauteur et aux corridors leur longueur, puis imaginer une punition qui mène plus loin encore à l’écart des autres.",
        "L’abbaye allait accueillir d’autres institutions au fil de son histoire. Les murs changeraient d’usage, les portes retrouveraient de nouvelles raisons de s’ouvrir ; mais pour ces jeunes pensionnaires, ils formaient alors tout l’horizon d’une vie dont on décidait à leur place."
      ],
      "uncertainty": "Les portes ont traversé plusieurs institutions. Le dépôt de 1812 et le foyer du XXe siècle ne sont pas une seule période indifférenciée. Les cachots ne sont pas nécessairement accessibles lors d’une visite ordinaire.",
      "sources": [
        "S08"
      ],
      "location": "Abbaye aux Dames",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
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      "illustration": "assets/collage-v3/story-09.webp",
      "documentaryNote": [
        "Après la Révolution, les bâtiments de l’Abbaye aux Dames connaissent d’autres usages. Un dépôt de mendicité y ouvre en 1812. L’Inventaire régional documente le travail imposé, les punitions et les cachots. En 1817, 197 des 221 pensionnaires ont moins de seize ans.",
        "Les sous-sols gardent des traces d’occupations postérieures. Un graffiti daté du 6 janvier 1930 figure parmi les éléments décrits. Il faut distinguer ces périodes : cette inscription ne signifie pas qu’un même régime d’enfermement serait resté inchangé depuis 1812. Ces espaces sont des lieux patrimoniaux, pas des décors où entrer librement de nuit."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-10",
      "number": 10,
      "title": "La reine dans un coffre de plomb",
      "place": "dames",
      "category": "history",
      "year": 1959,
      "date": "1959–1964",
      "art": "leadbox",
      "intro": "En ouvrant le tombeau de Mathilde, on découvre un coffre de plomb qui porte déjà la trace d’une ancienne violence.",
      "paragraphs": [
        "Le 9 octobre 1959, le tombeau de Mathilde fut ouvert à l’Abbaye aux Dames. À l’intérieur reposait un coffre de plomb où l’on retrouva des ossements attribués à la reine, du linge et des restes de plantes aromatiques. Les siècles avaient laissé subsister ces fragments de la préparation funéraire, réunis dans l’obscurité longtemps après la disparition de ceux qui les y avaient déposés.",
        "Le coffre portait aussi une perforation, rapprochée d’un ancien coup de pioche. Avant les mains venues l’étudier, d’autres avaient donc pu atteindre cette enveloppe de métal, laissant dans le plomb une blessure que le temps n’avait pas refermée. La tombe paraissait immobile depuis si longtemps qu’il était troublant d’y retrouver la marque d’un geste aussi brutal.",
        "Les restes furent examinés, puis conservés à la Banque de France en attendant leur retour dans l’abbaye. Pendant plusieurs années, la reine n’occupa plus sa sépulture ; ce qu’on lui attribuait de dépouille avait quitté le monument et se trouvait gardé ailleurs, parmi des choses auxquelles on accordait une autre sorte de valeur.",
        "Le 23 décembre 1964, les ossements furent réinhumés et le tombeau se referma. Il retrouva cette apparence paisible que l’on prête aux sépultures anciennes, tandis que, sous la pierre, le coffre emportait de nouveau ses fragments de tissu, ses plantes mortes et la trace du coup qui l’avait autrefois atteint."
      ],
      "uncertainty": "L’attribution des ossements est celle retenue par l’Inventaire. Le transfert à la Banque de France ne permet pas, à lui seul, de désigner une agence actuelle ni le coffre exact qui les abrita.",
      "sources": [
        "S09"
      ],
      "location": "Abbaye aux Dames",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-10.webp",
      "documentaryNote": [
        "Le tombeau de Mathilde est ouvert le 9 octobre 1959. L’Inventaire régional décrit un coffre de plomb contenant des ossements attribués à la reine, du linge et des restes de plantes aromatiques. Une perforation du coffre est rapprochée d’un ancien coup de pioche.",
        "Après leur étude, les restes sont conservés à la Banque de France avant leur réinhumation le 23 décembre 1964. La prudence porte sur l’attribution des ossements et sur l’interprétation des traces, non sur l’existence de cette opération patrimoniale documentée."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-11",
      "number": 11,
      "title": "Le jardin qui ne voulait plus pousser",
      "place": "chatimoine",
      "category": "folklore",
      "year": 1106,
      "date": "1106, selon la légende",
      "art": "garden",
      "intro": "Dans un jardin de Caen, des bourgeois auraient préparé une trahison dont la terre elle-même aurait gardé le souvenir.",
      "paragraphs": [
        "On racontait qu’en 1106, des bourgeois de Caen s’étaient réunis dans un jardin pour préparer leur ralliement à Henri Ier. À l’abri des regards, ils auraient choisi d’abandonner Robert Courteheuse, confiant aux murs de ce lieu discret une décision dont les conséquences dépassaient largement ses limites.",
        "Les hommes partirent et la trahison suivit son cours, mais le jardin, dit la légende, ne retrouva jamais sa fécondité. La terre devint stérile, comme si les paroles échangées avaient pénétré trop profondément pour qu’on puisse les en retirer. Ceux qui avaient conspiré pouvaient se disperser ; le sol demeurait à l’endroit même où ils l’avaient fait.",
        "Il fallut du temps pour reconnaître une telle malédiction. On pouvait d’abord espérer qu’une saison plus favorable ferait revenir ce qui manquait, puis reporter son espoir à la suivante. Le jardin continuait pourtant de décevoir cette attente, opposant à la patience des vivants une obstination sans visage.",
        "On le situait entre l’ancienne église Saint-Martin et la porte Artus, dans le secteur de Chatimoine. Sa parcelle exacte s’est perdue, mais l’histoire a conservé l’image d’une terre incapable de reprendre vie après avoir abrité une trahison. Des hommes avaient compté sur son silence ; pendant des générations, on raconta ce qu’elle leur avait répondu."
      ],
      "uncertainty": "La malédiction appartient à la légende. Sa publication en 1845 n’établit pas une transmission continue depuis 1106. Le jardin ne peut pas être identifié avec certitude dans le paysage actuel.",
      "sources": [
        "S10"
      ],
      "location": "Secteur de Chatimoine",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-11.webp",
      "documentaryNote": [
        "Dans La Normandie romanesque et merveilleuse, publiée en 1845, Amélie Bosquet rapporte une tradition située en 1106. Des bourgeois de Caen auraient préparé dans un jardin leur ralliement à Henri Ier, contre Robert Courteheuse.",
        "La légende fait de la stérilité du jardin la punition de cette trahison. Le récit place le secteur entre l’ancienne église Saint-Martin et la porte Artus. Sa publication au XIXe siècle est attestée ; son ancienneté médiévale et son rattachement à une parcelle actuelle ne le sont pas."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-12",
      "number": 12,
      "title": "Le pacte du noyé",
      "place": "orne",
      "category": "chronicle",
      "year": 1697,
      "date": "1697, dans le récit",
      "art": "river",
      "intro": "Bézuel et Desfontaines s’étaient promis que le premier mort reviendrait voir l’autre ; en 1697, l’un des deux affirme avoir reçu cette visite.",
      "paragraphs": [
        "Bézuel et Desfontaines avaient fait une promesse que la plupart des hommes auraient préféré ne jamais voir tenue. Celui qui mourrait le premier devait revenir auprès de l’autre et lui donner des nouvelles de l’au-delà. Pour que leur engagement ne reste pas une parole légère, ils l’avaient signé de leur sang, liant leur amitié à une rencontre dont aucun des deux ne pouvait imaginer les conditions.",
        "Desfontaines partit ensuite étudier à Caen. La distance sépara les deux amis, et leur vie aurait pu laisser ce pacte derrière elle, parmi les serments que l’on prononce lorsque la mort semble encore appartenir aux autres. Mais en 1697, à Valognes, Bézuel raconta que Desfontaines était revenu le trouver.",
        "Il reconnut l’ami auquel il avait autrefois demandé cette visite. Desfontaines lui annonça qu’il s’était noyé deux jours auparavant dans la rivière de Caen, puis réclama des prières.",
        "Le pacte prenait soudain une gravité que le sang versé pour le signer n’avait peut-être pas suffi à lui donner : celui qui revenait ne partageait plus la vie de celui qui l’avait attendu.",
        "Pour Bézuel, l’inconcevable avait désormais un visage familier. Son ami n’était pas seulement mort au loin ; selon ce qu’il affirmait, il avait franchi la distance et la mort pour venir lui demander de l’aide. À Caen, une rivière aurait emporté Desfontaines. À Valognes, sa promesse l’avait ramené devant l’ami qui lui avait demandé de franchir cette frontière."
      ],
      "uncertainty": "Le texte situe l’apparition à Valognes, pas sur un quai de Caen. Le point de noyade reste inconnu. Ce qui nous est parvenu est un récit de revenant, non la preuve d’un retour des morts.",
      "sources": [
        "S11"
      ],
      "location": "Quai Amiral-Hamelin · repère du récit",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-12.webp",
      "documentaryNote": [
        "Dans le récit repris par Dom Augustin Calmet en 1751, Bézuel et Desfontaines promettent que le premier mort viendra donner des nouvelles à l’autre. Ils signent leur engagement avec leur sang. Desfontaines part ensuite étudier à Caen.",
        "Bézuel raconte qu’en 1697 son ami lui apparaît, annonce s’être noyé deux jours auparavant dans la « rivière de Caen » et réclame des prières. L’apparition est située à Valognes, non à Caen. Le quai Amiral-Hamelin sert de repère de lecture sur les bords de l’Orne ; le point de noyade reste inconnu."
      ],
      "mapLabel": "Repère du récit",
      "mapNote": "Le quai sert de repère pour ce récit lié à la rivière de Caen. Le lieu de la noyade reste inconnu ; l’apparition est racontée à Valognes."
    },
    {
      "id": "CH-13",
      "number": 13,
      "title": "Celui qui regarde encore la place",
      "place": "escoville",
      "category": "folklore",
      "year": 1541,
      "date": "Légende d’Escoville",
      "art": "window",
      "intro": "La légende veut que Nicolas d’Escoville n’ait jamais tout à fait quitté la demeure d’où il regardait la place Saint-Pierre.",
      "paragraphs": [
        "Depuis la place Saint-Pierre, l’hôtel d’Escoville offre au regard sa façade Renaissance et ses fenêtres. On peut en admirer les pierres sans songer à celui dont il porte le nom, jusqu’à ce qu’on apprenne l’histoire attachée à la demeure : Nicolas d’Escoville serait mort soudainement, mais son ombre aurait continué d’apparaître derrière les ouvertures. Dans la légende, le propriétaire reste chez lui tandis que la ville poursuit sa vie au-dehors. Les passants traversent la place, lèvent parfois les yeux, puis disparaissent à leur tour au coin d’une rue ; lui demeurerait à l’intérieur, retenu dans cette maison dont la mort n’aurait pas réussi à le déloger.",
        "Quand on connaît cette histoire, les fenêtres prennent une profondeur nouvelle. Le regard s’attarde sur les parties sombres, cherche une forme derrière le verre et hésite devant les reflets qu’il aurait ignorés un instant auparavant. Depuis la place, il n’est pas toujours facile de distinguer une silhouette de ce que la lumière dessine.",
        "On finit par reprendre son chemin, laissant la façade derrière soi. C’est souvent alors que l’envie vient de se retourner, pour regarder une dernière fois la fenêtre où l’on avait cru voir quelqu’un."
      ],
      "uncertainty": "Cette version circule dans le récit touristique contemporain. Son ancienneté exacte et les observations qu’elle évoque n’ont pas été établies.",
      "sources": [
        "S12"
      ],
      "location": "Hôtel d’Escoville · Saint-Pierre",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-13.webp",
      "documentaryNote": [
        "Une légende reprise par l’Office de tourisme associe Nicolas d’Escoville à sa demeure Renaissance. Après sa mort soudaine, son ombre continuerait d’apparaître aux fenêtres.",
        "Le récit de hantise relève du folklore. Sa publication contemporaine ne prouve ni l’apparition, ni l’ancienneté de chacun des détails racontés."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-14",
      "number": 14,
      "title": "Des prières derrière les murs",
      "place": "vieux",
      "category": "folklore",
      "year": 1800,
      "date": "Tradition de date incertaine",
      "art": "ruins",
      "intro": "Un voyageur aperçoit des lumières à Saint-Étienne-le-Vieux, puis entend des prières dont il ne comprend pas les mots.",
      "paragraphs": [
        "Un voyageur, raconte-t-on, passa près de Saint-Étienne-le-Vieux et remarqua des lumières à l’intérieur de l’église. La présence d’une cérémonie pouvait encore expliquer ces lueurs, mais lorsqu’il prêta attention aux voix, les paroles qu’il entendit lui demeurèrent incompréhensibles. Quelqu’un priait derrière les murs, ou accomplissait du moins quelque chose qui ressemblait à une prière. Le voyageur n’en voyait pas les participants et ne pouvait donner de sens à leurs mots ; il restait séparé d’eux par la pierre, assez proche pour entendre, trop loin pour comprendre ce qui se déroulait à l’intérieur.",
        "À mesure que l’histoire se transmit, les voix prirent une couleur plus inquiétante. On parla de cérémonies occultes, imaginant derrière les lumières ce que le voyageur n’avait pas pu reconnaître. Une église familière devenait ainsi le refuge possible d’assemblées auxquelles mieux valait ne pas se joindre.",
        "Le récit nous laisse auprès de lui, de ce côté du mur où l’on peut encore s’éloigner. Les lueurs invitent à chercher une ouverture, les voix donnent envie de faire quelques pas de plus ; pourtant, plus on essaie de les comprendre, moins on est certain de vouloir savoir à qui elles s’adressent."
      ],
      "uncertainty": "Les lumières et les prières appartiennent à la légende recueillie. Aucune archive probante de ces cérémonies n’a été retrouvée dans cette recherche.",
      "sources": [
        "S12"
      ],
      "location": "Saint-Étienne-le-Vieux",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-14.webp",
      "documentaryNote": [
        "Une histoire relayée par l’Office de tourisme évoque à Saint-Étienne-le-Vieux des lumières et des prières incompréhensibles entendues par un voyageur. Elle est associée à la réputation de cérémonies occultes.",
        "Aucun document consulté n’établit ici l’existence de « messes noires ». C’est le récit qui hante le lieu, pas un événement démontré."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-15",
      "number": 15,
      "title": "Le tunnel qui traverserait la campagne",
      "place": "chateau",
      "category": "folklore",
      "year": 1700,
      "date": "La légende du passage vers Creully",
      "art": "endless",
      "intro": "Sous le château commencerait un passage assez long pour quitter Caen sans jamais revoir le ciel avant Creully.",
      "paragraphs": [
        "Il se trouverait, sous le château de Caen, un passage qui ne s’arrêterait pas aux fortifications. À en croire la tradition, il continuerait sous les maisons, franchirait les limites de la ville et poursuivrait sa route dans l’obscurité jusqu’à Creully, une vingtaine de kilomètres plus loin.",
        "Le château possède assez d’ouvrages enfouis pour donner à cette histoire un commencement vraisemblable. Une galerie disparaît derrière la pierre, le regard ne peut en suivre le tracé, et l’imagination prolonge ce que les murs lui cachent. Au-delà du tournant, il devient tentant de placer toute la campagne normande, traversée en secret sous les chemins des vivants.",
        "Qu’on imagine seulement la longueur d’un tel voyage, sans horizon ni ciel pour mesurer son avance. À force de marcher sous la terre, Creully finirait par représenter moins une destination qu’une certitude à laquelle se raccrocher : quelque part, devant soi, le passage devrait remonter et rendre enfin la lumière.",
        "Cette liaison n’a jamais été établie, et les vraies galeries du château demeurent bien plus proches de ses défenses. La légende, elle, conserve toute sa longueur. Elle commence chaque fois qu’un visiteur s’arrête devant une ouverture sombre et se demande où elle pourrait mener, si l’on osait en suivre le chemin jusqu’au bout."
      ],
      "uncertainty": "Des galeries locales existent. Rien, dans les documents consultés, n’établit une liaison souterraine jusqu’à Creully. Le grand tunnel demeure hors de la carte des passages connus.",
      "sources": [
        "S12"
      ],
      "location": "Château de Caen",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-15.webp",
      "documentaryNote": [
        "Une tradition locale fait partir du château de Caen un souterrain qui rejoindrait Creully, à une vingtaine de kilomètres. L’Office de tourisme relaie cette histoire.",
        "Ce trajet n’est pas établi. Il existe en revanche une galerie défensive locale étudiée par les archéologues : une autre fiche en explique la fonction, sans l’étirer artificiellement jusqu’à Creully."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-16",
      "number": 16,
      "title": "La passagère de la Côte de Nacre",
      "place": "cote-nacre",
      "category": "folklore",
      "year": 1900,
      "date": "Folklore de la Côte de Nacre",
      "art": "whitewoman",
      "intro": "Sur les routes de la Côte de Nacre, une femme vêtue de blanc demanderait à rejoindre Luc-sur-Mer sans jamais achever le trajet comme les autres passagers.",
      "paragraphs": [
        "Sur la Côte de Nacre, on raconte l’histoire d’une femme vêtue de blanc qui demande qu’on la conduise à Luc-sur-Mer. Elle a une destination précise, un nom de ville que le conducteur connaît, et sa demande ressemble assez à un service ordinaire pour qu’on lui fasse une place dans la voiture.",
        "La légende se glisse dans ce moment où l’on accepte de partager un trajet avec une inconnue. On repart avec quelqu’un à bord, certain d’avoir une passagère à déposer plus loin, puis vient la découverte qui défait tout ce qui semblait naturel : la femme n’est plus là. Comme les autres auto-stoppeuses fantômes, elle laisse derrière elle une place vide et un voyage devenu impossible à raconter sans être mis en doute.",
        "Luc-sur-Mer demeure pourtant au bout de la route. La destination n’a pas changé, les lieux restent reconnaissables, et c’est précisément cette familiarité qui rend l’absence si étrange. Il aurait dû suffire de conduire la voyageuse jusqu’à l’endroit demandé ; on se retrouve à chercher quand et comment elle a pu disparaître.",
        "L’histoire ne désigne aucun point de rencontre certain sur la côte. Elle accompagne plutôt ces routes que l’on croit connaître, avec l’image d’une portière ouverte pour rendre service et d’un siège que l’on regarde ensuite bien plus longtemps qu’il ne serait nécessaire."
      ],
      "uncertainty": "On retrouve le motif de l’auto-stoppeuse fantôme. Ni l’apparition ni un accident qui en serait à l’origine ne sont établis. Aucun arrêt sur une voie de circulation n’est proposé.",
      "sources": [
        "S12"
      ],
      "location": "Côte de Nacre · repère de secteur",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-16.webp",
      "documentaryNote": [
        "Un récit local repris par l’Office de tourisme place une auto-stoppeuse blanche dans le secteur de la Côte de Nacre. Elle demanderait à rejoindre Luc-sur-Mer.",
        "Le motif appartient au folklore de l’auto-stoppeuse fantôme. Sans lieu de témoignage vérifié, aucun emplacement d’observation n’est signalé. Cette histoire n’invite jamais à s’arrêter sur une chaussée ou un rond-point."
      ],
      "mapLabel": "Repère de secteur",
      "mapNote": "Le récit touristique situe la légende dans le secteur de la Côte de Nacre, vers Douvres. La station de tramway sert ici de repère de secteur, sans désigner le lieu exact d’une rencontre."
    },
    {
      "id": "CH-17",
      "number": 17,
      "title": "Belzunce, le prisonnier de la foule",
      "place": "escoville",
      "category": "history",
      "year": 1789,
      "date": "12 août 1789",
      "art": "crowd",
      "intro": "En août 1789, les tentatives pour protéger le major de Belzunce se heurtent à une foule qui finit par atteindre son prisonnier.",
      "paragraphs": [
        "Le 12 août 1789, à Caen, les murs et les ordres ne suffirent plus à protéger le major de Belzunce. On avait tenté de le transférer, de le soustraire à la violence et de trouver les moyens de garantir sa sécurité, mais chaque décision s’inscrivait dans une crise où la foule pesait de tout son nombre.",
        "Le château et le secteur de l’ancien hôtel de ville, près de Saint-Pierre, jalonnent cette histoire de protection devenue impuissante. Belzunce était prisonnier, donc placé sous une garde qui aurait dû répondre de lui ; pourtant, ceux qui souhaitaient l’atteindre finirent par l’emporter sur ceux qui cherchaient à le préserver. Il fut massacré.",
        "Après sa mort, une histoire plus atroce encore s’attacha à son nom : une femme aurait mangé son cœur. Ce récit demeure incertain, mais il accompagna durablement le souvenir du massacre, comme si la violence de cette journée avait continué de grandir dans les paroles de ceux qui la transmettaient.",
        "Autour de Saint-Pierre, la ville a retrouvé depuis longtemps son mouvement familier. Les lieux permettent encore de suivre une partie du drame, sans rendre tout à fait imaginable ce moment où un homme détenu, entouré d’autorités et de tentatives de secours, ne posséda finalement plus aucun abri contre ceux qui réclamaient sa vie."
      ],
      "uncertainty": "Le massacre est documenté. La scène de cannibalisme est racontée par Michelet, mais aucun témoignage indépendant n’a été établi ici pour la confirmer.",
      "sources": [
        "S13",
        "S14",
        "S30",
        "S32"
      ],
      "location": "Hôtel d’Escoville · Saint-Pierre",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-17.webp",
      "documentaryNote": [
        "Le major de Belzunce est massacré à Caen le 12 août 1789. Le rapport imprimé du comité local revient sur la crise et les tentatives de transfert ou de protection du prisonnier. Le château et l’ancien hôtel de ville, dans le secteur Saint-Pierre, constituent les repères de l’épisode.",
        "Au XIXe siècle, Michelet raconte qu’une femme aurait mangé son cœur. Cette version a désormais une attribution précise, mais cette attribution ne transforme pas le cannibalisme en fait indépendamment établi. Le massacre appartient à l’histoire documentée ; ce détail reste un récit à mettre à distance."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-18",
      "number": 18,
      "title": "Quand la faim remplit la place",
      "place": "sauveur",
      "category": "history",
      "year": 1812,
      "date": "2 mars 1812",
      "art": "bread",
      "intro": "En mars 1812, la peur de manquer de nourriture fait éclater une révolte à Caen, bientôt suivie d’une répression militaire.",
      "paragraphs": [
        "Au début du mois de mars 1812, la question de la nourriture pesait assez lourd sur Caen pour déborder les foyers. Le 2 mars, les tensions sur les subsistances éclatèrent en émeute, faisant sortir dans la ville une inquiétude que chacun avait jusque-là portée dans sa propre vie.",
        "Il ne s’agissait plus seulement de savoir comment nourrir les siens le lendemain. Le rassemblement donnait au mécontentement une force visible, et le pouvoir y répondait désormais comme à une révolte. Des habitants confrontés au manque se trouvaient entraînés dans un affrontement dont les conséquences allaient bien au-delà de ce qui les avait conduits dans la rue.",
        "La répression fut militaire. Après l’émeute vinrent les poursuites et les jugements, ramenant devant l’autorité des personnes que le mouvement de la foule avait un instant réunies. En quelques jours, le besoin de se nourrir avait laissé place à une autre crainte, celle de devoir répondre de sa participation devant la justice de l’armée.",
        "Saint-Sauveur permet aujourd’hui de replacer cet épisode dans le paysage de Caen, sans enfermer toute la révolte dans les limites d’une place. Il faut imaginer une ville où l’inquiétude du lendemain avait fini par soulever les habitants, puis où le retour à l’ordre avait donné aux mêmes rues de nouvelles raisons d’avoir peur."
      ],
      "uncertainty": "Le détail des condamnations et le lieu précis des exécutions demandent encore le dépouillement du jugement. Aucun mur actuel ni horaire d’exécution n’est fixé à partir de versions divergentes.",
      "sources": [
        "S15",
        "S29"
      ],
      "location": "Place Saint-Sauveur",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-18.webp",
      "documentaryNote": [
        "Le 2 mars 1812, les tensions sur les subsistances provoquent une émeute à Caen, suivie d’une répression militaire. Une étude consacrée à cette révolte est recensée dans les Annales de Normandie.",
        "Le catalogue collectif de la BnF signale aussi, à Bayeux, un manuscrit contenant des souvenirs et la copie d’un jugement militaire de mars 1812. Une notice de catalogue n’est pas le jugement intégral : sans sa lecture, cette fiche ne fixe ni un mur précis d’exécution, ni une liste de condamnés."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-19",
      "number": 19,
      "title": "Le cimetière effacé de Beaulieu",
      "place": "beaulieu",
      "category": "history",
      "year": 1161,
      "date": "1161–1998",
      "art": "cross",
      "intro": "À Beaulieu, les transformations du quartier ont presque effacé un cimetière où l’on enterrait ceux que la ville tenait déjà à l’écart.",
      "paragraphs": [
        "Bien avant que le quartier ne prenne son visage actuel, Beaulieu accueillait des morts dont la vie s’était déroulée à distance des autres. Dès 1161, un espace funéraire y était associé aux lépreux ; des siècles plus tard, à partir de 1812, on y enterra les détenus de la maison de force. Le lieu recevait ainsi, à des époques très différentes, ceux que la maladie ou l’enfermement avaient déjà séparés de la ville.",
        "Une croix datée de 1829 garde une trace de cette histoire, tandis que la dernière inhumation mentionnée remonte à 1945. Après elle, le terrain cessa d’accueillir de nouveaux morts et entra peu à peu dans le temps des transformations urbaines, où ce qui ne sert plus risque de perdre jusqu’à son nom.",
        "En 1998, lors de l’acquisition du terrain pour l’urbanisation, des corps furent transférés. Les défunts quittèrent cet endroit où ils avaient reposé, et le paysage put poursuivre sa métamorphose, rendant les contours de l’ancien cimetière toujours moins évidents pour ceux qui passaient à proximité.",
        "À mesure que le quartier changeait, il devenait plus difficile d’y reconnaître l’ancien lieu de repos. Ceux qui avaient vécu en marge risquaient de disparaître une seconde fois, cette fois du souvenir des passants. Quelques traces conservées permettent encore de les retrouver, là où le paysage ne donne presque plus de raison de s’arrêter."
      ],
      "uncertainty": "Le livret municipal évoque un transfert de corps. Il ne permet pas de conclure que des dépouilles reposent encore sous les immeubles actuels. Le repère situe le contexte de Beaulieu, pas l’emprise certaine de l’ancien cimetière.",
      "sources": [
        "S16"
      ],
      "location": "Beaulieu · la prison",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-19.webp",
      "documentaryNote": [
        "Un livret patrimonial municipal reproduit la plaque consacrée au cimetière de Beaulieu. Elle évoque un premier espace funéraire lié aux lépreux en 1161, puis l’inhumation des détenus de la maison de force à partir de 1812. La croix commémorée date de 1829.",
        "La plaque mentionne une dernière inhumation en 1945 et le transfert de corps en 1998, lors de l’acquisition du terrain pour l’urbanisation. Le repère de Beaulieu sert ici à situer le contexte ; ce n’est pas l’emprise exacte du cimetière. Rien ne permet d’affirmer que des logements actuels recouvrent des dépouilles restées en place."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-20",
      "number": 20,
      "title": "Le manuscrit du prisonnier Rivière",
      "place": "beaulieu",
      "category": "history",
      "year": 1835,
      "date": "1835–1840",
      "art": "manuscript",
      "intro": "À Beaulieu s’achève la vie de Pierre Rivière, dont le long mémoire avait fait entendre la voix du meurtrier au cœur de l’affaire.",
      "paragraphs": [
        "Après avoir tué trois membres de sa famille en 1835, Pierre Rivière entreprit de raconter son histoire. Le crime avait eu lieu hors de Caen, mais le mémoire qu’il rédigea allait lui survivre bien au-delà des lieux où il avait vécu, ajoutant sa propre voix aux paroles de ceux qui cherchaient à comprendre et à juger ses actes.",
        "Au fil des pages, l’homme accusé occupait lui-même le récit. Il revenait sur son existence et sur le crime, exposant une version dont la longueur ne pouvait atténuer la violence de ce qui s’était produit. Les morts demeuraient absents, tandis que celui qui les avait tués disposait encore des mots pour raconter le chemin qui l’avait conduit jusqu’à eux.",
        "Sa condamnation à mort fut commuée, et il entra à la prison de Beaulieu le 7 mars 1836. Sa vie se poursuivit alors dans la détention, à Caen, jusqu’à sa mort par suicide, le 20 octobre 1840. La décision qui lui avait épargné l’exécution ne lui avait pas rendu la liberté.",
        "Le manuscrit, lui, sortit de cette histoire d’enfermement pour continuer à être lu. Il demeure troublant de voir les paroles d’un homme franchir les années lorsque lui-même n’a pas quitté sa prison vivant, et d’entendre encore sa voix là où celles des trois personnes tuées ne peuvent plus lui répondre."
      ],
      "uncertainty": "Caen est ici le lieu de la détention et de la mort, pas celui du triple meurtre. Ce dossier ne réduit pas la violence à une étiquette psychiatrique.",
      "sources": [
        "S17",
        "S28"
      ],
      "location": "Beaulieu · la prison",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-20.webp",
      "documentaryNote": [
        "En 1835, Pierre Rivière commet un triple meurtre familial hors de Caen. Il rédige ensuite un long mémoire qui deviendra un document majeur pour l’histoire de la justice et de la psychiatrie.",
        "Après la commutation de sa peine capitale, il entre à la prison de Beaulieu le 7 mars 1836. Il y meurt par suicide le 20 octobre 1840. Le repère caennais concerne sa détention et son parcours judiciaire, pas le lieu du crime. Cette histoire ne fait pas de la maladie mentale un synonyme de violence."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-21",
      "number": 21,
      "title": "Le procès que se disputaient deux justices",
      "place": "gilles",
      "category": "chronicle",
      "year": 1480,
      "date": "1480",
      "art": "pig",
      "intro": "À Saint-Gilles, la mort d’un enfant entraîne une affaire singulière : deux justices se disputent le droit de juger le porc qui l’a tué.",
      "paragraphs": [
        "En 1480, un enfant fut tué par un porc dans la paroisse Saint-Gilles. Le drame aurait dû conduire à une décision sur le sort de l’animal, mais l’affaire prit une autre ampleur lorsque les représentants de l’abbesse et ceux du roi revendiquèrent chacun le droit de s’en saisir.",
        "Autour de cette mort, les autorités opposèrent leurs prérogatives. Pour les uns comme pour les autres, abandonner le jugement aurait signifié céder une part de leur pouvoir ; le porc se retrouvait ainsi au milieu d’une querelle dont il ne pouvait rien comprendre, tandis que les hommes discutaient de la justice à laquelle il devait répondre.",
        "L’étrangeté de l’affaire ne fait pas disparaître ce qui l’avait provoquée. Avant les droits invoqués et les rivalités de juridiction, il y avait eu un enfant vivant dans cette paroisse, puis sa mort. Pourtant, dans ce qui nous est parvenu, les arguments des autorités occupent davantage de place que la vie interrompue qui les avait réunies.",
        "Le sort final de l’animal demeure inconnu. L’histoire s’arrête sur cette dispute, laissant le porc entre deux justices et la mort de l’enfant en arrière-plan, comme si la question la plus urgente était devenue de savoir à qui appartenait le droit de punir."
      ],
      "uncertainty": "Le document judiciaire de 1480 n’a pas été consulté. L’issue du procès reste hors de portée des textes réunis ici. Cette affaire est distincte de celle, plus célèbre, de la truie de Falaise.",
      "sources": [
        "S18",
        "S31",
        "S36"
      ],
      "location": "Saint-Gilles",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-21.webp",
      "documentaryNote": [
        "Des textes érudits rapportent qu’en 1480 un porc ayant tué un enfant à Saint-Gilles est au centre d’un conflit entre les représentants de l’abbesse et ceux du roi. Giulia Rainis cite ce passage de Gervais de La Rue, publié en 1842, dans une étude universitaire de 2011.",
        "L’affaire illustre une querelle de compétence judiciaire. Le passage consulté ne donne pas la sentence finale de l’animal. Il ne faut pas lui attribuer l’exécution d’un autre porc, à Falaise en 1386, ni confondre le territoire de la paroisse avec le lieu exact du drame."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-22",
      "number": 22,
      "title": "L’homme qui dormait hors de la ville",
      "place": "eudes",
      "category": "chronicle",
      "year": 1631,
      "date": "1631",
      "art": "barrel",
      "intro": "Pendant la peste de 1631, Jean Eudes aurait choisi un tonneau pour refuge afin de ne pas rapporter la maladie auprès des siens.",
      "paragraphs": [
        "Lorsque la peste frappa Caen en 1631, la proximité des autres devint à la fois un besoin et une menace. Les malades avaient besoin de secours, mais ceux qui entraient auprès d’eux pouvaient ensuite porter le mal ailleurs. Jean Eudes continuait pourtant de les soigner, affrontant cette inquiétude chaque fois qu’il allait à leur rencontre.",
        "La tradition raconte qu’à la fin de ses journées, il renonçait à rejoindre sa communauté pour ne pas l’exposer à son tour. Il dormait à l’écart, dans un tonneau à cidre, faisant de cet abri sommaire la limite entre les malades qu’il venait de quitter et les personnes qu’il voulait protéger.",
        "On imagine le retour de chaque soir, quand le soin des autres ne s’achève pas avec le départ de leur chevet. Il fallait encore garder ses distances, accepter de rester seul et attendre de reprendre les mêmes visites. Le tonneau donne à ce choix une forme presque incongrue, assez concrète pourtant pour qu’on mesure ce qu’il pouvait coûter.",
        "L’emplacement de cet abri n’a pas été retrouvé. De l’histoire demeure un homme couché à l’écart, qui s’interdisait de rentrer chez lui parce qu’il avait passé la journée auprès de ceux que les autres redoutaient d’approcher."
      ],
      "uncertainty": "Le tonneau apparaît dans une tradition biographique religieuse. Son emplacement et l’objet lui-même ne sont pas identifiés ; la remontée aux textes anciens reste à poursuivre.",
      "sources": [
        "S19"
      ],
      "location": "Place de la République · sur les traces de Jean Eudes",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-22.webp",
      "documentaryNote": [
        "L’histoire institutionnelle du Bon Pasteur rapporte que Jean Eudes soigne les malades de la peste à Caen en 1631. Pour éviter de transmettre le mal à sa communauté, il dormirait à l’extérieur, dans un tonneau à cidre.",
        "Ce détail appartient à une tradition biographique religieuse identifiée. Le tonneau n’est pas ici un objet retrouvé, et son emplacement n’a pas été établi. Il s’agit d’une histoire de maladie et de dévouement, non de la preuve d’une hantise ou d’une scène de cadavres entassés."
      ],
      "mapLabel": "Repère du récit",
      "mapNote": "La place est liée à Jean Eudes par son ancien séminaire, postérieur à l’épidémie. Elle permet de retrouver son histoire dans Caen ; le tonneau de 1631 n’est pas localisé ici."
    },
    {
      "id": "CH-23",
      "number": 23,
      "title": "La ville que l’on pille",
      "place": "chateau",
      "category": "history",
      "year": 1346,
      "date": "1346",
      "art": "firecity",
      "intro": "En 1346, la prise de Caen livre aux soldats les rues et les maisons qui formaient jusque-là le monde familier de ses habitants.",
      "paragraphs": [
        "En 1346, la campagne d’Édouard III conduisit son armée jusqu’à Caen. Ce qui avait d’abord été une menace avançant à travers la Normandie arriva aux portes de la ville, puis les franchit. La cité fut prise et subit le pillage ainsi que l’incendie, emportée dans une violence dont les habitants ne pouvaient plus se tenir à distance.",
        "Une ville conquise cesse brutalement de protéger les habitudes de ceux qui y vivent. La porte d’une maison n’a plus la même autorité, un bien conservé pendant des années peut être saisi, et la rue qui menait chez soi devient un lieu où l’on craint de s’avancer. Le feu, lui, poursuit son chemin sans distinguer ce que chacun avait tenté de préserver.",
        "Depuis le château, on peut aujourd’hui chercher les contours de cette cité médiévale et imaginer le désastre au-delà des fortifications. Les murs offrent un repère, mais la peur de 1346 appartenait aussi aux maisons, aux passages et à tous les espaces modestes où les habitants avaient cru pouvoir poursuivre leur vie.",
        "Après le passage de l’armée, Caen demeura, avec ses rues à retrouver et ses blessures à réparer. Pour ceux qui avaient survécu, rentrer signifiait désormais découvrir ce que la guerre avait laissé de leur maison, de leurs biens et du voisinage qu’ils connaissaient."
      ],
      "uncertainty": "Le pillage est documenté, mais cette fiche ne retient aucun chiffre de victimes sans examen critique des chroniques. Le château est un repère de lecture pour un événement qui touche la ville.",
      "sources": [
        "S14"
      ],
      "location": "Château de Caen",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-23.webp",
      "documentaryNote": [
        "La prise et le pillage de Caen en 1346, pendant la campagne d’Édouard III, appartiennent aux événements attestés de l’histoire de la ville. La chronologie municipale rappelle le siège, le pillage et l’incendie.",
        "Le château est un repère pour comprendre la ville médiévale, pas le point où se seraient concentrées toutes les victimes. Cette fiche n’adopte pas de bilan chiffré spectaculaire : les estimations anciennes et les scènes particulières demandent une critique des chroniques."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-24",
      "number": 24,
      "title": "6 juin 1944 : les disparus de la prison",
      "place": "memoire",
      "category": "memory",
      "year": 1944,
      "date": "6 juin 1944",
      "art": "memorial",
      "intro": "Les prisonniers exécutés le 6 juin 1944 ont laissé des familles auxquelles la disparition des corps a longtemps refusé jusqu’au lieu du recueillement.",
      "paragraphs": [
        "Le 6 juin 1944, tandis que les Alliés débarquaient en Normandie, les autorités nazies firent exécuter des prisonniers de la maison d’arrêt de Caen, rue du Général-Duparge. Le bilan généralement retenu est de 73 victimes. À leur mort vint s’ajouter la disparition de leurs dépouilles, prolongeant pour les familles un drame qui ne pouvait même pas trouver son terme dans une sépulture.",
        "Il fallut chercher où les corps avaient été emportés et ce qu’ils étaient devenus. Les années passèrent sans apporter de réponse complète ; des proches moururent à leur tour, tandis que d’autres reprenaient les démarches et conservaient les questions auxquelles la génération précédente n’avait pas obtenu de réponse.",
        "Retrouver les victimes signifiait bien davantage que résoudre une énigme. Il s’agissait de rendre une place aux morts, de permettre qu’un nom retrouve une dépouille et que les familles puissent se recueillir devant un lieu qui leur soit enfin désigné. Chaque indice comptait, sans que sa découverte suffise à combler tout ce qui manquait.",
        "Les recherches se poursuivaient encore en 2026. Des objets, des éléments balistiques et un fragment humain avaient été signalés, mais l’ensemble des victimes n’avait pas pour autant été retrouvé ou identifié. Plus de huit décennies après les exécutions, des familles attendaient toujours ce que tant d’autres peuvent tenir pour acquis : savoir où reposent leurs morts."
      ],
      "uncertainty": "Le bilan de 73 victimes est celui couramment identifié. Les recherches récentes ont retrouvé des éléments matériels et un fragment humain ; la destination de l’ensemble des corps reste une question ouverte.",
      "sources": [
        "S20"
      ],
      "location": "Ancienne maison d’arrêt",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-24.webp",
      "documentaryNote": [
        "Le 6 juin 1944, les autorités nazies font exécuter des prisonniers de la maison d’arrêt de Caen, rue du Général-Duparge. Le bilan couramment retenu est de 73 victimes. La disparition de leurs dépouilles a laissé une longue enquête et une douleur durable aux familles.",
        "En septembre 2026, Patrimoine Normand rend compte de la poursuite des recherches et de découvertes comprenant des objets, des éléments balistiques et un fragment osseux. Cela n’équivaut ni à retrouver toutes les victimes, ni à résoudre leur identification. Cette fiche est volontairement séparée des légendes et des effets de peur."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-25",
      "number": 25,
      "title": "Le crâne sculpté de Saint-Nicolas",
      "place": "nicolas",
      "category": "cemetery",
      "year": 1813,
      "date": "1813",
      "art": "skull",
      "intro": "Sur la tombe de François Desbordeaux, un crâne sculpté retient le regard des passants bien après que les voix de son époque se sont tues.",
      "paragraphs": [
        "Au cimetière Saint-Nicolas, François Desbordeaux repose sous une pierre ornée d’un crâne et de tibias. Il est mort en 1813, mais le décor de sa sépulture traverse les années avec une clarté que les inscriptions n’ont pas toujours : on peut hésiter devant un nom ou laisser une date sans la retenir, tandis que ces os se reconnaissent au premier regard.",
        "Le sculpteur a donné au monument la forme de ce que la terre dissimule. Au-dessus du corps enseveli, la pierre montre un autre crâne, offert cette fois à ceux qui passent ; le visage disparu se trouve ainsi rappelé par une image qui pourrait appartenir à n’importe lequel d’entre eux.",
        "C’était le vieux langage des tombes, celui qui invitait les vivants à se souvenir de leur propre fin. Devant Desbordeaux, on commence par chercher l’histoire d’un mort et l’on se découvre destinataire d’un avertissement beaucoup plus personnel, demeuré intact malgré les siècles.",
        "Il est alors difficile de détourner les yeux sans emporter un peu de cette rencontre. Les orbites sculptées ne suivent personne, mais elles ont retenu assez longtemps le regard pour rappeler que celui qui lit encore les noms rejoindra un jour ceux qu’on vient déchiffrer."
      ],
      "uncertainty": "Le crâne appartient au langage des monuments funéraires. Il rappelle la mort ; il ne signale ni un culte satanique ni une apparition.",
      "sources": [
        "S21"
      ],
      "location": "Cimetière Saint-Nicolas",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-25.webp",
      "documentaryNote": [
        "Le livret du Musée de Normandie sur le patrimoine funéraire présente au cimetière Saint-Nicolas la tombe de François Desbordeaux, mort en 1813, avec un décor de crâne et de tibias.",
        "Ces motifs relèvent de la symbolique de la mort et du souvenir de la finitude. Ils ne sont pas, à eux seuls, les signes d’un culte satanique. Le repère de la carte est le site de l’église et du cimetière ; il ne localise pas individuellement la sépulture."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-26",
      "number": 26,
      "title": "Les quatre nations du silence",
      "place": "nations",
      "category": "cemetery",
      "year": 1780,
      "date": "Ancien cimetière paroissial",
      "art": "ivy",
      "intro": "Rue Desmoueux, les morts de quatre anciennes paroisses sont devenus voisins dans un jardin de stèles et de végétation.",
      "paragraphs": [
        "Le cimetière des Quatre-Nations porte un nom qui semble promettre les destins d’étrangers venus de pays lointains. Il désigne pourtant quatre paroisses des environs, réunies dans ce lieu de sépulture de la rue Desmoueux. Les morts y ont prolongé, sous une autre forme, le voisinage des habitants de Caen.",
        "Entre les stèles et les monuments sculptés, la végétation grandit autour de pierres dressées pour résister à l’oubli. Le regard avance moins vite que dans la rue et s’attarde sur des noms autrefois prononcés dans les maisons de Caen. Chaque tombe garde la place de quelqu’un dont les proches ont disparu à leur tour, laissant aux passants le soin de retrouver son souvenir.",
        "On ressort avec le sentiment d’avoir traversé une autre société caennaise, dont les membres ne se rencontrent plus et continuent pourtant de partager le même jardin. Derrière soi, les noms attendent le prochain passant qui prendra le temps de les lire."
      ],
      "uncertainty": "Le nom et l’histoire du lieu sont documentés. L’atmosphère du jardin ne constitue pas, à elle seule, une tradition de revenants.",
      "sources": [
        "S26"
      ],
      "location": "Cimetière des Quatre-Nations",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-26.webp",
      "documentaryNote": [
        "Le cimetière des Quatre-Nations, rue Desmoueux, doit son nom au regroupement de quatre paroisses environnantes. Il ne s’agit pas d’une nécropole créée pour quatre pays.",
        "L’Office de tourisme décrit un lieu de sépultures sculptées, de stèles et de végétation. Ce patrimoine suffit à son atmosphère. Aucune histoire de fantôme propre à ce cimetière n’est attestée dans les sources retenues."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-27",
      "number": 27,
      "title": "Le seuil de Saint-Pierre",
      "place": "pierre",
      "category": "cemetery",
      "year": 1780,
      "date": "L’ancien cimetière Saint-Pierre",
      "art": "gate",
      "intro": "Au bout de la rue du Doyen-Morière, le portail de l’ancien cimetière Saint-Pierre ouvre sur une autre géographie de la ville.",
      "paragraphs": [
        "Ce Saint-Pierre-là se trouve loin de l’église que l’on reconnaît au centre de Caen. Pour le rejoindre, il faut gagner la rue du Doyen-Morière et s’arrêter devant le portail de l’ancien cimetière, là où les inscriptions funéraires annoncent que l’on entre dans un espace organisé autour de ceux qui ne reviendront pas.",
        "Le passage est bref, mais il change la manière d’habiter les lieux. Dans la rue, on se dirige vers une adresse ou une rencontre ; entre les sépultures, on avance de nom en nom, en retrouvant des présences que la ville vivante ne laisse plus deviner. Les inscriptions restent offertes au regard longtemps après que leurs destinataires ont cessé d’être pleurés par ceux qui les connaissaient.",
        "Ce cimetière appartient aussi à l’histoire des morts déplacés hors des abords immédiats des églises. À mesure que Caen changeait, il fallut leur ménager d’autres espaces, éloignant les tombes du mouvement quotidien sans rompre tout à fait le lien entre les paroisses et leurs défunts.",
        "Le portail garde aujourd’hui ce passage entre deux visages de la ville. On peut le franchir puis reprendre son chemin, mais les noms que l’on vient de lire demeurent derrière lui, rangés dans ce lieu où tant de parcours ont trouvé leur dernière adresse."
      ],
      "uncertainty": "Les inscriptions ne sont pas reproduites mot à mot sans photographie et transcription vérifiées. Cette halte porte sur le patrimoine funéraire, pas sur un fantôme attesté.",
      "sources": [
        "S23"
      ],
      "location": "Cimetière Saint-Pierre",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-27.webp",
      "documentaryNote": [
        "L’ancien cimetière Saint-Pierre se trouve rue du Doyen-Morière. La présentation municipale met en valeur son portail et ses inscriptions funéraires.",
        "Ce lieu permet de raconter la place des morts dans la ville et leur déplacement hors des abords immédiats des églises paroissiales. Les inscriptions ne sont pas retranscrites ici mot pour mot sans lecture vérifiée sur place. Le repère n’est pas l’église Saint-Pierre du centre-ville."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-28",
      "number": 28,
      "title": "Le dernier habit du roi des élégants",
      "place": "protestant",
      "category": "cemetery",
      "year": 1840,
      "date": "1840",
      "art": "hat",
      "intro": "George Brummell, dont l’allure avait fait autorité dans la société anglaise, acheva sa vie à Caen et repose au cimetière protestant.",
      "paragraphs": [
        "George Brummell avait connu ce pouvoir singulier qui consiste à imposer une allure. Dans le monde anglais, son nom était devenu inséparable de l’élégance, de cette manière de paraître qui suffit parfois à retenir tous les regards. Puis les difficultés s’étaient accumulées, entraînant sa vie loin du prestige auquel on continuait pourtant de l’associer.",
        "Il mourut à Caen en 1840 et fut enterré au cimetière protestant, rue du Magasin-à-Poudre. La sépulture conserve le nom de celui dont la célébrité avait tant reposé sur une présence, sur un corps vêtu avec soin et sur l’attention que les autres lui accordaient lorsqu’il se montrait.",
        "Devant sa tombe, il faut faire un effort pour retrouver le mouvement de cette ancienne vie. La pierre ne rend ni l’allure ni la place occupée dans une assemblée ; elle laisse Brummell parmi les autres morts, tandis que sa réputation continue de circuler bien au-delà du cimetière.",
        "Celui que l’on allait autrefois regarder doit maintenant être cherché au milieu des sépultures. Son nom peut encore attirer un visiteur jusqu’ici, mais aucune renommée ne suffit à rendre à la tombe la présence qu’elle a recueillie."
      ],
      "uncertainty": "Le lieu conserve la mémoire d’un destin et d’une époque. Aucun revenant n’est attesté dans ce dossier ; les difficultés de sa fin de vie ne sont pas un argument de peur.",
      "sources": [
        "S22"
      ],
      "location": "Cimetière protestant",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-28.webp",
      "documentaryNote": [
        "Le cimetière protestant, rue du Magasin-à-Poudre, abrite la tombe de George Brummell, figure célèbre de l’élégance anglaise, mort à Caen en 1840.",
        "Les présentations patrimoniales rappellent le contraste entre son prestige passé et une fin de vie marquée par les difficultés. Il n’est pas nécessaire d’inventer son retour nocturne pour que cette sépulture raconte le basculement d’un destin."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-29",
      "number": 29,
      "title": "Le secrétaire de l’Empereur repose ici",
      "place": "ouen",
      "category": "cemetery",
      "year": 1834,
      "date": "1834",
      "art": "quill",
      "intro": "À Saint-Ouen, la tombe de Bourrienne ramène l’histoire de Napoléon à la place silencieuse qu’occupe un seul homme.",
      "paragraphs": [
        "Au cimetière Saint-Ouen repose Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne, ancien secrétaire de Napoléon, mort à Caen en 1834. Son nom peut se lire comme un nom parmi les autres, jusqu’à ce que la mention de ses fonctions fasse surgir, derrière la pierre, le monde de pouvoir auquel il avait appartenu.",
        "Bourrienne avait travaillé au voisinage de décisions dont les effets dépassaient largement la vie d’un homme. Autour de Napoléon circulaient des paroles, des documents et des affaires qui engageaient des territoires entiers ; la sépulture ramène aujourd’hui ce mouvement à une place immobile, entourée d’autres tombes.",
        "On peut refaire le chemin depuis le nom gravé et replacer l’homme auprès de l’Empereur, puis revenir à l’allée où l’on se tient. Le visiteur reprend sa promenade, emportant le souvenir d’un nom qui l’aura conduit un instant très loin avant de le ramener devant la même pierre."
      ],
      "uncertainty": "Cette halte est biographique et funéraire. Elle n’attribue ni hantise au lieu ni signification surnaturelle à la fin de vie de Bourrienne.",
      "sources": [
        "S21",
        "S24"
      ],
      "location": "Cimetière Saint-Ouen",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-29.webp",
      "documentaryNote": [
        "Le patrimoine funéraire caennais signale à Saint-Ouen la sépulture de Louis-Antoine Fauvelet de Bourrienne, ancien secrétaire de Napoléon, mort à Caen en 1834.",
        "La halte raconte le contraste entre l’activité publique et le silence de la tombe. Elle ne reprend pas de caricature de ses dernières années ni de récit d’apparition. Le cimetière est un lieu de recueillement dont l’accès doit être vérifié."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-30",
      "number": 30,
      "title": "L’arbre et Monsieur Loyal",
      "place": "jean",
      "category": "cemetery",
      "year": 1859,
      "date": "Le cimetière Saint-Jean",
      "art": "tree",
      "intro": "Au cimetière Saint-Jean, un arbre associé à la tombe de Pierre-Claude Loyal donne au temps qui passe une forme étrangement vivante.",
      "paragraphs": [
        "Le nom de Loyal appartient à l’histoire du cirque, mais au cimetière Saint-Jean, il se lit dans une tout autre compagnie. Pierre-Claude Loyal y possède sa sépulture, à laquelle s’attache un détail singulier : un arbre est décrit comme poussant entre ses pieds.",
        "L’expression donne aussitôt une place au corps sous la terre. On voit la tombe, puis on imagine les racines qui poursuivent leur croissance dans le même sol, sans rien connaître de celui qui y repose. Tandis que la pierre conserve un nom et fixe une mémoire, le végétal continue de gagner de l’espace, saison après saison. Le temps a ainsi rapproché deux présences qui n’avaient pas été destinées à se rencontrer. À l’homme dont le parcours est lié au spectacle répond cette croissance silencieuse, accomplie sans témoin nécessaire et sans autre mesure que les années qui passent.",
        "L’aspect de la tombe et de l’arbre peut changer, mais cette image demeure attachée à Saint-Jean : sous les pieds d’un mort, quelque chose poursuit sa vie. Lorsque l’on s’éloigne, le nom de Loyal ne rappelle plus seulement le cirque ; il emporte avec lui le mouvement lent des racines dans l’obscurité."
      ],
      "uncertainty": "L’arbre est décrit par la Ville, mais son état actuel n’a pas été vérifié sur place. Cette image végétale appartient à l’histoire du lieu, pas à une preuve surnaturelle.",
      "sources": [
        "S25"
      ],
      "location": "Cimetière Saint-Jean",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": false,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-30.webp",
      "documentaryNote": [
        "La présentation municipale du cimetière Saint-Jean évoque la sépulture de Pierre-Claude Loyal, lié à l’histoire du cirque, et décrit un arbre poussant entre ses pieds.",
        "Cette image est donnée comme un détail patrimonial, non comme un phénomène surnaturel. Son état actuel doit être vérifié lors d’une visite ; l’application ne prétend pas montrer une photographie récente de la tombe."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-31",
      "number": 31,
      "title": "Le bûcher sans nom",
      "place": "gilles",
      "category": "chronicle",
      "year": 1480,
      "date": "Avant 1480 · date inconnue",
      "art": "stake",
      "intro": "Une femme aurait été brûlée place aux Campions ; de son existence, l’histoire a mieux conservé le droit de la condamner que son nom.",
      "paragraphs": [
        "À Caen, place aux Campions, une femme aurait été brûlée pour avoir tué un homme. Le récit ne nous a gardé ni son nom ni la date de son supplice, et la place elle-même ne se laisse plus situer avec certitude dans la ville actuelle. De toute une existence, il demeure surtout la manière dont elle aurait pris fin.",
        "Si cette mort n’a pas été entièrement oubliée, c’est qu’elle fut invoquée dans une querelle de justice. On s’en servit pour défendre les droits de l’abbesse, rappelant une condamnation ancienne afin de montrer qui avait eu le pouvoir de juger et de punir. La femme reparaissait ainsi dans les paroles des vivants lorsqu’il leur fallait un précédent.",
        "Le feu, lui, n’a pas été oublié. On a retenu qu’une femme y avait péri et qu’une autorité avait pu l’y envoyer, tandis que presque tout ce qui aurait permis de la reconnaître s’est perdu. Dans la mémoire de Caen, elle demeure devant un bûcher dont on ne sait plus prononcer le nom de la victime."
      ],
      "uncertainty": "Une référence au bûcher, mais ni identité certaine, ni date, ni parcelle. Saint-Gilles sert de repère pour le contexte judiciaire du récit. Rien n’établit une condamnation pour sorcellerie.",
      "sources": [
        "S31",
        "S37",
        "S36"
      ],
      "location": "Saint-Gilles · contexte du récit",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": true,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-31.webp",
      "documentaryNote": [
        "Dans le dossier érudit de Saint-Gilles, un précédent est invoqué pour défendre les droits de justice de l’abbesse : une femme aurait été brûlée pour avoir tué un homme. Le récit nomme la place aux Campions. Giulia Rainis reproduit ce passage en 2011 en renvoyant à Gervais de La Rue ; un ouvrage de 1822 transmet également l’épisode.",
        "Le nom de cette femme, la date du supplice et la localisation précise de la place ne sont pas établis ici. Surtout, le motif rapporté est l’homicide, pas la sorcellerie. La présenter comme « la sorcière de Caen » créerait une histoire que les sources consultées ne racontent pas."
      ],
      "mapLabel": "Repère du récit",
      "mapNote": "Saint-Gilles situe le dossier de justice lié à l’abbesse. Ce repère ne désigne pas l’emplacement de la place aux Campions ni celui du bûcher, qui restent inconnus."
    },
    {
      "id": "CH-32",
      "number": 32,
      "title": "Dix-sept ans pour une tasse",
      "place": "chatimoine",
      "category": "chronicle",
      "year": 1766,
      "date": "1766, dans le récit",
      "art": "cup",
      "intro": "À Chatimoine, un homme aurait payé de dix-sept années de captivité le vol d’une tasse qu’il avait pourtant rendue.",
      "paragraphs": [
        "Lors d’une inspection de Chatimoine en 1766, on aurait trouvé un homme qui y était enfermé depuis dix-sept ans. L’histoire rattache sa détention à une tasse d’argent qu’il avait emportée alors qu’il était ivre, puis rendue après avoir retrouvé ses esprits. L’objet était revenu à son propriétaire, mais celui qui l’avait pris serait demeuré derrière les murs.",
        "Au-dehors, la vie avait eu le temps de changer bien des fois. Dix-sept années séparent un enfant de l’âge adulte, transforment les visages et font disparaître des habitudes que l’on croyait immuables ; dans le récit, elles se referment pourtant sur le même homme, retenu pour un bien restitué depuis longtemps.",
        "Son nom ne nous est pas parvenu. Il reste cette disproportion presque impossible à regarder en face, entre une tasse revenue à sa place et une existence à laquelle personne n’aurait rendu la sienne. À mesure que les années passaient, le premier geste devenait plus lointain, sans que la porte paraisse devoir s’ouvrir davantage.",
        "On aimerait que la découverte du prisonnier suffise à donner à l’histoire une fin réparatrice. Ce qui nous a été transmis laisse surtout un homme vieilli dans la captivité et, quelque part hors de la tour, l’objet pour lequel on l’y aurait laissé. La tasse avait retrouvé son propriétaire depuis dix-sept ans."
      ],
      "uncertainty": "Le récit est publié rétrospectivement en 1886. L’inspection de 1766 y est rapportée, sans que son procès-verbal original ait été consulté ici. L’homme n’est pas identifié.",
      "sources": [
        "S33",
        "S01"
      ],
      "location": "Secteur de Chatimoine",
      "sensitive": true,
      "minutes": 1,
      "new": true,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-32.webp",
      "documentaryNote": [
        "En 1886, Victor Du Bled relate un cas associé à Chatimoine : lors d’une inspection en 1766, un homme serait encore enfermé dix-sept ans après avoir emporté une tasse d’argent en état d’ivresse. Il l’aurait pourtant rendue une fois dégrisé.",
        "Ce passage donne enfin un destin individuel à la recherche sur la tour, mais à travers un auteur du XIXe siècle. Ni l’identité de l’homme, ni son dossier original n’ont été établis dans ce travail. Il faut donc entendre « Du Bled rapporte », plutôt que « nous avons retrouvé sa fiche de détention »."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-33",
      "number": 33,
      "title": "Le vrai passage sous le château",
      "place": "chateau",
      "category": "history",
      "year": 2020,
      "date": "Sous la porte des Champs",
      "art": "tunnel",
      "intro": "Sous la porte des Champs, une véritable galerie permettait de franchir à couvert les obstacles dressés pour défendre le château.",
      "paragraphs": [
        "Sous la porte des Champs, le château de Caen dissimule une galerie qui rejoint un chemin protégé à travers le fossé. Elle donne accès à la barbacane en passant sous le pont-levis, à couvert des regards portés depuis la surface.",
        "Pour se représenter le trajet, il faut abandonner un instant le regard que l’on porte depuis la cour. Le pont devient un ouvrage au-dessus de soi, le fossé cesse d’être seulement un vide infranchissable, et les défenses que l’on admirait de loin révèlent des ouvertures réservées à ceux qui devaient les faire fonctionner.",
        "Le passage appartient à un château plus resserré que celui des grandes perspectives, un château où l’on circule à couvert tandis que les ouvrages dominent le terrain. La protection vient ici de la pierre qui cache les déplacements, de cette possibilité de rejoindre une position sans emprunter le chemin offert aux regards.",
        "Le trajet aboutit aux défenses toutes proches, là où les hommes chargés du château avaient besoin de circuler. Il suffit de le savoir pour regarder autrement le pont-levis et le fossé, en imaginant sous le paysage visible un chemin plus étroit, qu’un mur dérobe aussitôt à la vue."
      ],
      "uncertainty": "La galerie est documentée ; la liaison jusqu’à Creully ne l’est pas. Le repère ne vaut ni plan d’accès au souterrain ni garantie d’ouverture au public.",
      "sources": [
        "S34"
      ],
      "location": "Château de Caen",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": true,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-33.webp",
      "documentaryNote": [
        "La notice archéologique de Luc Bourgeois décrit une galerie sous la porte des Champs puis un passage protégé à travers le fossé, donnant accès à la barbacane sous le pont-levis.",
        "Ce dispositif défensif est une structure locale, pas une preuve du tunnel légendaire vers Creully. Le point indique le château ; il ne promet pas que ce passage soit ouvert à la visite."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-34",
      "number": 34,
      "title": "Mille traces pour ne pas disparaître",
      "place": "chateau",
      "category": "history",
      "year": 1805,
      "date": "1805–années 1880",
      "art": "graffiti",
      "intro": "Dans deux cellules du château, plus de mille marques ont survécu aux prisonniers qui les avaient laissées sur les murs.",
      "paragraphs": [
        "Près de la porte Saint-Pierre du château, deux cellules ont gardé plus de mille graffiti, principalement laissés entre 1805 et les années 1880. Des occupants s’y sont succédé pendant des décennies, retrouvant des parois déjà marquées par ceux qui les avaient précédés et ajoutant parfois leur propre passage à cette accumulation.",
        "Dans un espace où l’on dispose de si peu de liberté, le mur reste longtemps devant les yeux et à portée de la main. Il sépare du dehors, mais il reçoit aussi les gestes de ceux qu’il retient ; une marque nouvelle change au moins quelque chose dans ce lieu où les journées risquent de se ressembler.",
        "Pour retrouver certaines traces, il a fallu faire varier l’éclairage. Ce qui semblait avoir disparu sous une lumière revenait sous une autre, révélant dans la surface des détails que le regard ordinaire ne distinguait plus. Les anciens gestes réapparaissaient ainsi par fragments, longtemps après le départ de leurs auteurs.",
        "On ne peut donner un visage à chacun de ceux qui ont touché ces parois, mais leur nombre se devine dans l’enchevêtrement des marques. Les prisonniers sont partis, emportant ce que les cellules avaient contenu de vies ; les murs ont gardé ce qu’ils avaient réussi à y laisser."
      ],
      "uncertainty": "Les graffiti sont attestés. Aucune phrase non transcrite dans les sources n’est attribuée aux prisonniers. L’illustration est une évocation, pas un relevé archéologique.",
      "sources": [
        "S34"
      ],
      "location": "Château de Caen",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": true,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-34.webp",
      "documentaryNote": [
        "La même notice archéologique présente le relevé de plus de mille graffiti dans deux cellules proches de la porte Saint-Pierre. Ils sont principalement attribués à la période allant de 1805 aux années 1880.",
        "Les archéologues ont utilisé une méthode d’imagerie faisant varier l’éclairage pour lire les surfaces. Ces traces sont réelles ; les noms, phrases et portraits non transcrits dans la notice ne sont pas inventés ici. L’illustration reste symbolique."
      ]
    },
    {
      "id": "CH-35",
      "number": 35,
      "title": "Le Varou rentre avant l’aube",
      "place": "vallee-jardins",
      "category": "folklore",
      "year": 1845,
      "date": "Traditions normandes",
      "art": "wolf",
      "intro": "Dans les traditions normandes, la nuit peut donner à un voisin une forme animale que personne ne lui reconnaîtrait au matin.",
      "paragraphs": [
        "Sur les chemins de Normandie, on racontait qu’un être humain pouvait quitter sa forme ordinaire lorsque venait la nuit. Devenu varou, il prenait une apparence animale, souvent celle d’un loup, mais pas toujours ; les traditions lui prêtaient assez de visages pour que la rencontre d’une bête dans l’obscurité conserve sa part de doute.",
        "L’inquiétude venait de ce que la créature pouvait avoir sa place parmi les hommes pendant le jour. Elle n’avait pas besoin d’arriver d’un pays inconnu ni de vivre loin des maisons : les récits, notamment du côté de Pont-Audemer et de Cormeilles, plaçaient cette étrangeté dans un monde de chemins et de voisins familiers.",
        "Qu’une forme traverse alors devant un voyageur, trop vite pour être reconnue, et la nuit lui donne une autre portée. Derrière l’animal aperçu, il devient possible d’imaginer quelqu’un que l’on connaît, quelqu’un dont on se souvient pourtant très bien du visage humain. La peur se nourrit de cette reconnaissance empêchée.",
        "Au matin, les lieux reprennent leurs usages et les visages redeviennent ordinaires. Chacun peut raconter sa journée sans rien dire de sa nuit ; celui qui a cru croiser le varou garde pour lui un doute qu’aucune apparence familière ne suffit désormais à dissiper."
      ],
      "uncertainty": "Ce Varou appartient au folklore normand. Aucun témoignage situé à une adresse caennaise n’a été établi. La Vallée des Jardins est un lieu de lecture choisi pour son ambiance boisée.",
      "sources": [
        "S10"
      ],
      "location": "Vallée des Jardins · lieu d’évocation",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": true,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-35.webp",
      "documentaryNote": [
        "Amélie Bosquet recueille au XIXe siècle des traditions normandes de transformations nocturnes associées au varou et à d’autres appellations. Les formes animales ne se limitent pas toujours au loup. Certaines versions sont situées dans la région de Pont-Audemer et de Cormeilles.",
        "Ce bestiaire est normand, mais aucune rencontre précisément caennaise n’a été établie dans les textes retenus. La Vallée des Jardins est proposée comme lieu d’évocation pour lire cette légende, sans lui attribuer de témoignage local."
      ],
      "mapLabel": "Lieu d’évocation",
      "mapNote": "Lieu de lecture choisi pour ses arbres et ses chemins. Le Varou appartient au folklore normand : aucune rencontre dans ce parc n’est attestée par le dossier."
    },
    {
      "id": "CH-36",
      "number": 36,
      "title": "La Piterne et le guetteur abandonné",
      "place": "prairie",
      "category": "folklore",
      "year": 1845,
      "date": "La chasse à la Piterne",
      "art": "piterne",
      "intro": "Convaincu de participer à une chasse, un paysan reste seul à guetter une créature que ses compagnons savent imaginaire.",
      "paragraphs": [
        "On avait persuadé un paysan de venir chasser la Piterne. La bête portait un nom assez précis pour qu’il ne doute pas de son existence, et ses compagnons lui avaient confié un rôle : rester à l’endroit choisi, guetter et se tenir prêt lorsqu’elle approcherait. Puis ils étaient partis, le laissant accomplir une tâche dont eux seuls connaissaient la véritable raison.",
        "Dans cette ancienne histoire normande, la Piterne était imaginaire et la chasse une mystification. Le paysan attendait une créature qui ne viendrait jamais, tandis que ceux qui l’avaient conduit là pouvaient déjà rire de sa patience. Pour lui, leur absence appartenait encore au bon déroulement de l’expédition.",
        "Il est facile d’imaginer l’attente s’allonger, les bruits alentour devenir des signes possibles et l’envie de partir se heurter à la crainte de manquer enfin l’animal. Le guetteur croyait avoir reçu une responsabilité ; chaque minute passée à son poste prolongeait le piège que les autres lui avaient tendu.",
        "D’autres versions donnent à la Piterne un regard dangereux, mais ici la bête n’a même pas besoin d’apparaître. Le paysan demeure seul parce qu’il croit ses compagnons, jusqu’au moment où leur silence commence à signifier autre chose. Il attendait qu’une créature sorte de sa cachette ; c’est la plaisanterie dont il est la victime qu’il lui reste à découvrir."
      ],
      "uncertainty": "La version publiée en 1845 raconte une mystification. Le récit contemporain du regard redoutable relève d’une autre version. Aucun lieu caennais précis n’est établi.",
      "sources": [
        "S10",
        "S12"
      ],
      "location": "La Prairie · lieu d’évocation",
      "sensitive": false,
      "minutes": 1,
      "new": true,
      "illustration": "assets/collage-v3/story-36.webp",
      "documentaryNote": [
        "Chez Amélie Bosquet, en 1845, la Piterne est l’animal imaginaire d’une chasse destinée à piéger la crédulité d’un paysan : on le laisse guetter une créature qu’il ne capturera pas. Le texte ne fournit pas une description zoologique précise.",
        "Une présentation touristique récente reprend une version plus menaçante, associée à un regard dangereux. Ces deux versions ne sont pas interchangeables. La plus ancienne consultée raconte surtout une mystification. Aucune apparition dans un lieu précis de Caen n’est établie."
      ],
      "mapLabel": "Lieu d’évocation",
      "mapNote": "Les chemins de la Prairie servent de décor de lecture à la chasse imaginaire. Ce choix d’ambiance ne situe pas un événement historique ni une apparition de la Piterne."
    }
  ],
  "research": [
    {
      "title": "Le bûcher sans nom",
      "status": "Un repère de contexte à Saint-Gilles",
      "text": "La mention est retrouvée dans une étude universitaire de 2011 qui cite Gervais de La Rue, ainsi que dans une transmission de 1822. Il s’agit d’homicide, pas d’une preuve de chasse aux sorcières. Nom, date précise et parcelle restent inconnus.",
      "stories": [
        "CH-21",
        "CH-31"
      ],
      "sources": [
        "S31",
        "S37"
      ]
    },
    {
      "title": "Le cœur de Belzunce",
      "status": "La version est attribuée à Michelet",
      "text": "L’épisode macabre est localisé dans un récit du XIXe siècle. Il est désormais distingué du massacre documenté, sans être présenté comme un fait confirmé par un témoignage indépendant.",
      "stories": [
        "CH-17"
      ],
      "sources": [
        "S13",
        "S32"
      ]
    },
    {
      "title": "Un détenu de Chatimoine",
      "status": "Un destin individuel retrouvé dans un texte ancien",
      "text": "Victor Du Bled raconte en 1886 l’homme enfermé dix-sept ans après le vol d’une tasse rendue ensuite. Son identité et le procès-verbal original de l’inspection citée n’ont pas été établis. Les cotes d’archives indiquées par Quétel restent des pistes, pas un fonds intégralement dépouillé.",
      "stories": [
        "CH-01",
        "CH-32"
      ],
      "sources": [
        "S33",
        "S01"
      ]
    },
    {
      "title": "Montmorency, de 1905 à 1897",
      "status": "La chaîne de publication est identifiée",
      "text": "Le fac-similé de 1905 renvoie au Moniteur du Calvados et à L’Écho du merveilleux du 1er décembre 1897. La notice BnF de la collection est identifiée. Ces numéros originaux et les éventuels registres de police n’ont pas été lus ; aucune explication définitive n’est annoncée.",
      "stories": [
        "CH-02"
      ],
      "sources": [
        "S02",
        "S35"
      ]
    },
    {
      "title": "Sous le château",
      "status": "Deux nouveaux récits archéologiques",
      "text": "La notice des travaux de 2020 documente un passage défensif sous la porte des Champs et plus de mille graffiti dans deux cellules proches de la porte Saint-Pierre. Ce n’est pas la preuve d’un tunnel jusqu’à Creully.",
      "stories": [
        "CH-15",
        "CH-33",
        "CH-34"
      ],
      "sources": [
        "S34"
      ]
    },
    {
      "title": "Varou et Piterne",
      "status": "Deux légendes, deux lieux d’évocation",
      "text": "Le recueil de Bosquet de 1845 distingue le folklore du Varou et la chasse fictive à la Piterne. La Vallée des Jardins et la Prairie sont des lieux de lecture choisis pour leur ambiance ; aucun témoignage caennais n’est attribué à ces sites.",
      "stories": [
        "CH-35",
        "CH-36"
      ],
      "sources": [
        "S10",
        "S12"
      ]
    }
  ],
  "collections": [
    {
      "id": "pierres",
      "title": "Les pierres ont une mémoire",
      "tag": "Histoire & chroniques",
      "description": "Des tombeaux royaux aux portes closes : sept récits pour regarder autrement les monuments.",
      "ids": [
        "CH-01",
        "CH-32",
        "CH-07",
        "CH-08",
        "CH-09",
        "CH-10",
        "CH-34"
      ],
      "art": 7
    },
    {
      "id": "ombres",
      "title": "Là où la légende commence",
      "tag": "Fantômes & récits étranges",
      "description": "Une fenêtre, un jardin stérile, un passage sans fin. Laissez une place au doute.",
      "ids": [
        "CH-13",
        "CH-14",
        "CH-11",
        "CH-15",
        "CH-02",
        "CH-12",
        "CH-36"
      ],
      "art": 13
    },
    {
      "id": "silence",
      "title": "Les jardins du dernier sommeil",
      "tag": "Patrimoine funéraire",
      "description": "Six cimetières, six haltes de lecture. Des symboles et des destins, sans hantise inventée.",
      "ids": [
        "CH-25",
        "CH-26",
        "CH-27",
        "CH-28",
        "CH-29",
        "CH-30"
      ],
      "art": 26
    }
  ]
}
